Avec la séance plénière au Sénat, le Parlement a adoubé la proposition de loi de Finances pour l’exercice 2018 défendu par le ministre du Budget et des comptes publics au cours de la session ordinaire qui s’achève. 

Pour l’année qui pointe à l’horizon, le Gabon table sur un budget équilibré en recettes et en défenses à 2 688,82 milliards FCFA, en baisse de 171,2 milliards FCFA par rapport à la loi de Finances rectificative 2017. 

Le projet de loi de Finances 2018, défendu par Jean Fidèle Otandault, ministre du Budget et des Comptes Publics, a été adopté au Sénat en séance plénière du 28 décembre 2017, par une très large majorité (9 voix seulement contre), marquant ainsi l’adoubement de cette loi par le Parlement. 

De manière globale, les recettes budgétaires (pétrole, douanes, impôts,…) de l’Etat en 2018 devraient s’établir à 1 842,6 de milliards FCFA, soit une augmentation de 128 milliards de FCFA par rapport à 2017, s’expliquant par le renforcement des mesures de recouvrement desdites recettes. 

Pour ce qui est des dépenses de budget, il est prévu qu’elles s’élèvent à 2 032,7 milliards FCFA, elles aussi en augmentation de 146 milliards FCFA par rapport à l’exercice écoulé, traduisant la volonté des pouvoirs publics à mieux retracer la comptabilité budgétaire des dépenses liées aux recettes affectées. 

Globalement, la priorité du Gabon en matière de pôle budgétaire pour l’année 2018 sera donnée au renforcement de la viabilité des finances publiques, notamment à l’effort de mobilisation des recettes fiscalo-douanières, à la maitrise et l’assainissement des dépenses et à l’approfondissement des dispositions de la nouvelle gouvernance financière.

Indiquons que le budget 2018 a été établi sur une hypothèse d’un Pib à 3,4% contre 0,8% en 2017. Tout comme le FMI, le gouvernement pense qu’il est soutenable grâce aux efforts consentis pour maitriser la dette et d’après les signes de reprises  dans des secteurs comme le pétrole, les mines ou encore l’agriculture, a expliqué Jean Fidèle Otandault, lors d’un point de presse donné après la séance plénière au Sénat. 

Pour revenir justement aux sénateurs, ils ont fait quelques recommandations au gouvernement. Conduit par Jean Eyeghe Ndong, le groupe parlementaire Front uni (l’unique à avoir voté contre) a par exemple suggéré que la dette, jugée par certains « trop élevée », soit auditée. 

Des exhortations que le ministre du Budget, au nom du gouvernement, a promis de prendre en compte au cours de l’année budgétaire imminente. Une évidence dans la mesure où ce budget coïncide avec la deuxième année du Plan de relance de l’économie (PRE) soutenu par le Fonds monétaire international à travers le mécanisme élargi de crédit (MEDC) conclu en juin 2017.