Ces fonds, sollicités auprès de deux institutions bancaires internationales, vont permettre de finaliser le projet de développement des statistiques et celui de renforcement des capacités pour l’employabilité des jeunes et l’amélioration de la protection sociale au Gabon. 

Réunis en Conseil des ministres vendredi 26 août 2017 au Palais du bord de mer à Libreville, sous la présidence d’Ali Bongo Ondimba, le gouvernement gabonais a validé deux projets d’ordonnances qui autorisent l’Etat à contracter des emprunts auprès d’institutions bancaires internationales en vue de financer certains projets. 

Pour le premier emprunt, l’Etat gabonais va solliciter environ 30 milliards FCFA (45,7 millions d’euros) auprès de la banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD). L’emprunt autorisé va servir à la réalisation du projet de développement des statistiques au Gabon. 

Ledit projet comblera le manque de données clés, tout en améliorant la production et les pratiques de diffusion des statistiques au Gabon. Il est question d’améliorer la collecte des données, ainsi que la production et la diffusion des statistiques. Ensuite, il renforcera les capacités techniques globales et les compétences du personnel. Et enfin, il soutiendra la mise en œuvre de la réforme institutionnelle.

Le second emprunt autorisé en Conseil des ministres s’élève à 55 milliards FCFA environ (84,63 millions d’euros) et sera brigué auprès de la Banque africaine de développement (BAD) pour assurer le financement du projet de renforcement des capacités pour l’employabilité des jeunes et l’amélioration de la protection sociale. En fin 2016, le conseil d’administration de la BAD avait approuvé ce décaissement en vue d’appuyer le Gabon dans ce projet. 

Il ne manquait plus qu’à l’Etat d’actionner ce levier pour réaliser cette idée qui a pour objectif de contribuer à réduire le chômage des jeunes et amélioration les conditions de vie des populations. De manière spécifique, il s’agit de renforcer les capacités pour la protection sociale et l’employabilité des jeunes à travers l’augmentation et la diversification de l’offre de formation professionnelle et d’enseignement technique et de la santé. L’on parle également d’améliorer la qualité des formations et de la gouvernance des secteurs, et la promotion de l’inclusion sociale.