En augmentant les investissements dans d’autres secteurs porteurs tels que : l'agriculture et les mines, le Gabon entend considérablement réduire sa dépendance envers le pétrole.

Ce sont ces engagements qui ont été mis en avant, dans le cadre des négociations entre le Gabon et le Fonds monétaire international (FMI). Grace à cette nouvelle politique économique, qui cadre avec les  exigences de la diversification économique mise en œuvre, le pays a ainsi bénéficié d’un décaissement de près de 380 milliards FCFA, au titre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC), la semaine dernière.

Selon Régis Immongault, dans cette nouvelle donne, la part du pétrole sur les revenus de l'État diminuera à environ 25% d'ici le milieu de l'année 2020. Le Gabon compte ainsi combler le gap, avec le début des exportations de l'huile de palme et les projets développés dans l’hévéaculture en partenariat avec Olam International, ainsi que la montée en puissance de la nouvelle usine de manganèse, Nouvelle Gabon Mining SA.

Dans les termes de l’accord de prêt entre le Gabon et le FMI de la semaine dernière, il est mentionné que le Gabon devra également contenir ses dépenses, diversifier l'économie et nettoyer le secteur bancaire. Car, la croissance économique a ralenti pour s'établir à 2,1% l'année dernière, contre 3,9% en 2015, alors que les niveaux d'endettement public augmentent et que le déficit sur le compte courant, a progressé à 10%, du Produit intérieur brut, soit un d'un point, deux ans plus tôt.

Pour le ministre de l’Economie le coup est largement jouable. Car, «En réduisant la masse salariale et les subventions et en créant un climat d’affaires plus attractif pour les investisseurs étrangers, le Gabon peut éventuellement atteindre un taux de croissance économique de 5%, pour la première fois, depuis 2013.», a-t-il déclaré.

Par ailleurs, soutient-il, il serait illusoire de considérer toutes ces mesures comme annonciatrices de l’austérité. Car, «Nous ajustons certainement le budget, comme nous l'avons fait au cours des deux dernières années. Les dépenses seront rationalisées pour se concentrer sur des projets générant de la croissance et sur des projets ayant un impact social important.», conclu-t-il.