A travers ces financements, les différents projets de développement engagés par le Gabon vont connaître un véritable coup d’accélérateur.

Selon le ministre de l’Economie, Régis Immongault Tatagani, le Gabon va faire recours auprès de la Banque africaine de développement (BAD), la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l’Agence française de développement (AFD) pour financer son programme d’infrastructures, l’économie numérique ainsi que le redressement de la Société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG).

De manière spécifique, l’enveloppe financière allouée par la Banque africaine de développement (BAD), qui s’élève à près de 130 milliards de FCFA, servira à financer le Programme d’appui aux réformes économiques et financières (PAREF) du pays. Lequel programme vise en particulier, à renforcer l’assainissement des finances publiques grâce à une mobilisation accrue de recettes et une rationalisation des dépenses avec accent particulier sur la maîtrise de la masse salariale et de la dette publique.

Il concerne également le renforcement de l’efficacité de l’investissement, tout en appuyant la diversification de l’économie à travers l’amélioration du climat des investissements, de l’accès au financement et de la compétitivité.

Les deux emprunts contractés auprès de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), évalués 47 milliards de franc CFA, permettront entre autres, d’accroître la couverture géographique des réseaux à bande passante de grande capacité et l’utilisation de services régionaux d’internet à haut débit, ainsi que de réduire les coûts de services de communication sur le territoire national.

Quant au quatrième emprunt auprès de l’Agence française de développement(AFD), estimé à 56 milliards de franc CFA, il sera destiné au financement du projet de réhabilitation du Transgabonais, afin de doter le pays, d’un axe de communication ferré rénové et fiable. L’objectif principal de ce projet est de redresser la situation opérationnelle et financière de la Société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG).