Cet accord de prêt rentre dans le cadre de la mise en œuvre du mécanisme élargi de crédit pour soutenir un programme de relance à moyen terme de l’économie du pays et partant de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC).

Le 19 juin 2017, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un prêt d’environ 386 milliards FCFA au Gabon au titre de son mécanisme élargi de crédit. Cela, conformément à son engagement de mener « une action décisive » dans la zone CEMAC.

Cet accord, qui court sur trois ans, et dont un premier décaissement de 98,8 millions de dollars est prévu dans l’immédiat, constitue l’aboutissement des décisions prises par le fonds, lors d’une mission à Libreville au mois de février 2017.

Au cours de cette Visite, les équipes de Bretton Woods avaient conclu à la nécessité « d’une action décisive pour répondre aux défis de court terme », après un engagement avec l’exécutif gabonais, à convenir « rapidement » d’un nouveau programme de crédits.

Cette décision constitue une véritable bouffée d’oxygène pour l’économie gabonaise, dans la mesure où, comme les autres pays de la zone CEMAC, elle traverse une profonde récession.

En l’espace de deux ans, avec la chute des cours du pétrole, la croissance de la zone a été divisée par cinq (de 5% en 2014 à 1% en 2016) et les réserves de changes ont, elles, fondu de 15,1 milliards de dollars en 2014 à 5,9 milliards de dollars l’an dernier.

Le 23 décembre 2016 à Yaoundé, les chefs d’État de la zone CEMAC avaient accepté d’ouvrir des négociations avec l’institution de Bretton Woods pour conclure « à brève échéance » des programmes d’ajustement destinés à favoriser une relance « vertueuse et durable » de leurs économies, extrêmement dépendantes du pétrole.