L’annonce a été faite ce 21 février 2017, par le Banque islamique de développement (BID), Bandar Hajjar. 

La nouvelle a de quoi certainement donner du baume au cœur dans les pays en développement et particulièrement dans ceux de l’Afrique. En effet, dans un entretien accordé au journal britannique Financial Times ce 21 février, Bandar Hajjar, le président du groupe de la Banque islamique de développement (BID), a indiqué que son institution pourrait co-financer certains projets en Afrique et dans d’autres pays en développement avec l’Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB).

Selon Bandar Hajjar, «ce partenariat devrait créer une nouvelle force dans le financement du développement pour de nombreux pays en développement». « Nous cofinancerons de nombreux projets à l’avenir en Afrique. L’Afrique a besoin […] d’environ 150 milliards de dollars par an pour financer les infrastructures et il y a environ 650 millions de personnes en Afrique qui n’ont pas accès à l’électricité.», a –t-il ajouté.

Fondée en 1973 et basée à Djeddah, en Arabie Saoudite, la BID dispose de 150 milliards de dollars US de capital et de 57 pays membres, dont beaucoup chevauchent les 84 États membres de l’AIIB.

Depuis ses débuts en janvier 2016 avec un capital de 100 milliards de dollars, l’AIIB a approuvé des prêts de 4,32 milliards de dollars américains pour 24 projets d’infrastructures énergétiques, de transport et autres dans 12 pays d’Asie, du Moyen-Orient et d’Afrique.

Le premier prêt de la banque à l’Afrique, annoncé en septembre 2017, consiste en un financement par emprunt de 210 millions de dollars US pour 11 projets d’énergie solaire en Égypte. Cinq pays africains, dont l’Égypte, l’Éthiopie, Madagascar, l’Afrique du Sud et le Soudan, ont été approuvés en tant que membres de l’AIIB.