Cette disposition a été déclinée à la faveur de l’audience accordée par le Président de la République, Ali Bongo Ondimba, au Vice-président de la Société internationale financière (SFI), Jingdong Hua, ce 07 février 2018. 

Occasion a été ainsi donnée à Jingdong Hua au cours de cet entretien, de souligner la disponibilité de l’institution qu’il dirige à apporter son appui au secteur financier en général et bancaire en particulier.

Les deux hommes ont par ailleurs échangé sur la vision de développement du chef de l’Etat, mais également sur l’expérience de la Société internationale financière  en matière d’investissements.

Dans ce cadre, Jingdong Hua a déclaré que «la SFI est bien disposée à accompagner le Gabon en venant en appui aux banques, afin que ces dernières puissent financer les projets dans les secteurs prioritaires. A savoir que plusieurs banques gabonaises font actuellement face à de sérieuses difficultés et ont besoin d’appui pour réaliser leur plan de redressement».

Pour rappel, en 60 ans, ce sont près de 120 pays qui ont bénéficié de l’appui de la Société internationale financière qui aujourd’hui, désire soutenir davantage de projets dans la sous-région notamment dans le secteur privé. Elle investit 20 milliards de dollars par an dont 5 en Afrique subsaharienne.

Il est toutefois à noter que cette filiale de la Banque mondiale a décidé d’investir 20 millions de dollars dans le Fonds d’obligations en monnaie locale africaine (Fonds ALCB), pour aider à développer les marchés de capitaux locaux en Afrique. 

En effet, le Fonds ALCB a été créé en 2012 par KfW Development Bank au nom du ministère allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) pour soutenir le développement des marchés obligataires africains et améliorer l’accès du secteur privé au financement à long terme en monnaie locale.

Selon la SFI, le Fonds ALCB mobilise du capital domestique pour investir dans des obligations qui peuvent constituer une source de financement pour les entreprises en Afrique. Cela améliore la durabilité et la diversité des sources de financement et réduit les risques au niveau de l’émetteur individuel ainsi que sur le plan systémique de l’économie.