En visite à Libreville, des investisseurs émiratis ont indiqué vouloir investir dans le tourisme gabonais, notamment en construisant des hôtels et des lodges.

Mathias Otounga, ministre du Tourisme, a rencontré, il y a quelques jours, une délégation d’investisseurs venus des Emirats Arabes-unis en visite d’affaires au Gabon, et conduite par le directeur de cabinet du prince d’Abu Dhabi. Les investisseurs émiratis ont émis le vœu d’investir dans le secteur touristique du pays.

De manières plus précises, ils entendent construire des hôtels et des lodges en périphérie des parcs nationaux. Il est également question de créer des contacts entre l’Agence gabonaise de tourisme (AGATOUR) et les grandes chaines hôtelières mondiales pour la reprise du parc hôtelier de l’Etat gabonais.

C’est un intérêt qui enchante les autorités gabonaises du tourisme. Avec une superficie de 267 667 kilomètres carrés, 833 kilomètres de côtes et près de 80% de son territoire inoccupé, le Gabon compte treize parcs nationaux protégés qui regorgent d’une faune et d’une flore sur 3 millions d’hectares. Exploité,  ce potentiel vert pourrait faire du Gabon un eldorado touristique et une manne financière pour ce pays dans lequel le secteur participe très peu produit intérieur brut.

Lors de la rencontre entre ces investisseurs émiratis et le ministre du Tourisme, les atouts touristiques du Gabon ont été passés en revue.  La politique de développement touristique du pays est contenue dans le Plan stratégique Gabon émergent (PSGE), et son objectif premier est de positionner ce pays de près de deux millions d’habitants comme une destination de référence en matière de tourisme durable. 

Ceci passe à travers un plan sectoriel qui s’articule autour de deux axes : l’élaboration d’un plan opérationnel du tourisme avec à la clé une image redorée du Gabon vert et des formations aux métiers du tourisme et de la restauration. 

Dans la même optique, il a aussi été présenté aux potentiels investisseurs, les avantages contenus dans la charte des investissements en matière de rapatriement des capitaux et de bénéfices et dont bénéficient les entreprises à vocation touristique. Parmi eux, des exonérations douanières et fiscales pendant les cinq premières années d’exploitation.