Cela fait une régression de 11,1%, par rapport à la même période en 2016 où on avait connu un bilan de 2 504,9 milliards FCFA. 

Selon les résultats de l’analyse bilancielle de la situation du système bancaire gabonais pour les six premiers de l’année 2017, effectuée par la Direction générale de l’économie (DGE), le total agrégé des bilans des banques gabonaises affiche une régression de 11,1% au 30 juin 2017, par rapport à la même période un an plus tôt.

Cette évolution indique, la DGE, est essentiellement liée au repli du taux de couverture des crédits par les dépôts, qui a perdu 9,2 points pour s’établir à 117,6% au 30 juin 2017 contre 126,8% un an auparavant. De même, l’excédent de trésorerie s’est situé à 414 milliards FCFA (18,6% du total du bilan), en baisse de 33,3% par rapport à l’exercice précédent.

S’agissant des opérations avec la clientèle, les ressources collectées se sont contractées de 12,4% à 1 878,4 milliards FCFA en juin 2017. Dans la même veine, les ressources à vue ont reculé de 12,9% à 1 119,9 milliards FCFA.

Elles ont représenté 59,6% du total des dépôts contre 60% l’année précédente. Cela, sous l’effet de la baisse concomitante de toutes ses composantes, notamment les dépôts publics (-7,2%), les dépôts des entreprises publiques (-25,1%), les dépôts privés (-12,8%), les dépôts des non-résidents (-9,7%) et les dépôts non ventilés (-15,6%).

Quant aux ressources à terme collectées auprès de la clientèle, essentiellement constituées des comptes à terme et des comptes de dépôts à régime spécial (bons de caisse), elles se sont établies à 686,6 milliards FCFA en juin 2017, contre 772,9 milliards en juin 2016, soit une diminution de 11,2%. En définitive, ces ressources ont représenté 36,6% du total des dépôts collectés.

En outre, au cours des six premiers mois de l’année en cours, les dépôts publics ont baissé de 7,2% à 287,3 milliards FCFA. Ils ont représenté 15,3% du total des dépôts au deuxième trimestre 2017 contre 14,4% au deuxième trimestre 2016.

Par ailleurs, les dépôts du secteur privé non financier se sont repliés de 12,8% à 1 474,7 milliards FCFA au cours de la période sous revue.

Quant aux crédits distribués à la même période, ils ont enregistré un amenuisement de 4,2% à 1 711,9 milliards FCFA contre 1 787,9 milliards de FCFA un an auparavant.

En glissement annuel, les crédits octroyés au secteur privé se sont contractés de 7,1% à 1057,4 milliards FCFA en juin 2017. Ils ont représenté 61,8% du total des crédits contre 63,6% en juin 2016.

Les concours alloués aux administrations publiques se sont quant à eux accrus de 1,8% à 529 milliards FCFA au deuxième trimestre 2017. Ceux-ci ont représenté 30,9% de l’ensemble des crédits bruts distribués.

Enfin, les crédits consentis aux entreprises publiques, qui représentent 1,9% de l’ensemble des crédits bruts, ont eux aussi régressé de 30% à 31,9 milliards FCFA à fin juin 2017.