Dans ce cadre, elle vient de lancer une campagne de sensibilisation en vue d’assoir un  climat de confiance entre assurés et assureurs.

Le constat est bien évident. Du fait du faible taux de pénétration, le marché gabonais des assurances reste quel que peu atone. Pour inverser la tendance, le ministère de l’Economie vient d’initier une campagne nationale, sous la conduite de la Direction nationale des assurances (DNA), le bras technique d’exécution de la politique du gouvernement en la matière.

Pour justifier l'intérêt de cette initiative, Prisca Nlend-Koho, directrice de la DNA, a indiqué que : « Nous avons reçu une instruction du ministre de l’Economie, en charge du secteur des assurances de mettre en place un dispositif qui renforce la confiance auprès des assurés». Selon Prisca Nlend-Koho le processus est d’autant plus important, parce qu’il vise à briser les préjugés et les idées préconçues que vit ce secteur depuis quelques temps. Car, certains assurés ont désormais le sentiment que les assureurs n’agissent pas toujours « fondamentalement » dans leur intérêt.

En outre, a-t-elle poursuivie "ils indiquent que  les contrats sont jugés trop opaques avec plusieurs clauses qui ne sont pas toujours mieux comprises, vocabulaire technique, documents longs et autres facteurs suscitent également des réticences et brisent même  la confiance. C'est donc en vue de lever ces obstacles et d'établir et de susciter la confiance que la DNA est donc sur le terrain. Cette campagne se veut également un moyen de renforcer les bonnes pratiques dans l'industrie des assurances, d'ancrer la bonne gouvernance dans la gestion des sinistres et de vulgariser, auprès des populations, la culture de l'assurance". 

A Port-Gentil, où la campagne a débuté le 08 août dernier, la délégation de la DNA a échangé avec les opérateurs économiques du secteur, mais également avec les responsables des administrations déconcentrées et décentralisées qui sont les principales cibles de cette caravane. « Nous n’avions pas de grandes informations sur cette instance qui régule et contrôle le marché des assurances » a déclaré Davy Ilougou Mbouroux, directeur des services administratifs et du personnel de la mairie de Port-Gentil qui compte 1.014 employés.

« Nous avons eu un condensé d’informations qui nous permettent de mieux appréhender le fonctionnement et les dysfonctionnements, les intérêts, leviers et freins des assurances au Gabon » a-t-il conclu, demandant par ailleurs des contrats individuels pour chaque employé.