Soutenu par l’Institut gabonais de finances islamiques (IGAFI) en partenariat avec le cabinet international IFAAS, ce second séminaire animé par l’expert en finance islamique Ajdir Boudkeur vient en appui à celui organisé à Libreville en décembre 2017.

Débuté le 10 avril 2018, le séminaire de formation des cadres de l’administration gabonaise sur les finances islamiques a pris fin ce 12 avril 2018. Trois jours durant, les participants ont été initiés aux opportunités, enjeux et techniques de ce mode de financement  pour un accès à des fonds à 0% de taux d’intérêt qui a  déjà fait ses preuves sous d’autres cieux. 

Animé par l’expert en finances islamiques, Adjir Boudkeur, ce second rendez-vous qui vient en appui, à celui qui s’est tenu en décembre 2018, avait pour but d’approfondir la question et de permettre aux participants d’élaguer les points d’ombre en  posant toutes les questions possibles. « C’est le deuxième séminaire qu’on a l’honneur  d’organiser ici à Libreville. Juste pour rappel le premier séminaire nous avait permis de poser les fondamentaux de ce qu’est la finance islamique pendant deux jours avec les professionnels», a rappelé le formateur, avant de préciser  que «  ce séminaire-là a vocation à aller un peu plus loin en expliquant comment on peut faire de la finance islamique.»

Contrairement à la finance classique, la finance islamique est basée sur le partage des risques et les financements garantis par des actifs.  Les clients des banques détiennent directement des actifs réels dans la sphère réelle de l’économie, ce qui réduit leur aversion au risque. La finance islamique se trouve donc être une véritable opportunité pour les pays engagés dans un processus de relance de l’économie, tel que le Gabon en ce qu’elle promeut une répartition juste et équitable des revenus et de la richesse.

Elle peut contribuer à l’amélioration de la stabilité du secteur financier parce qu’elle est très connectée à l’économie réelle et repose sur le partage des risques. La fiance islamique peut aussi permettre d’intégrer au système financier formel ceux qui en sont actuellement exclus pour des motifs culturels ou religieux.