De sources proches du groupe bancaire gabonais, indiquent l’information selon laquelle, «la banque BGFI [...] étudierait la reprise de 11,2 % du capital du groupe Eramet, actionnaire majoritaire de la Comilog au Gabon, serrait tout simplement erronée, indique le site d’informations afrik.com.

En effet, dans sa dernière édition, Africa Mining, la ‘’lettre confidentielle’’ spécialisée dans le secteur minier sur le continent africain, avait annoncé que «la banque BGFI [...] étudie la reprise » de « 11,2 % du capital du groupe Eramet [actionnaire majoritaire de la Comilog au Gabon] qui sont à nouveau sur le marché.»

Pour accréditer cette thèse, Africa Mining avait avancé le fait que l’ancien propriétaire de ces 11,2 % du capital d’Eramet n’est autre que Romain Zaleski, lequel dixit cette lettre confidentielle, contrôle 9 % du capital de la BGFI.

Au niveau de BGFI, l’on oppose un démenti catégorique. «Non pas à ces informations car, elles ne peuvent être qualifiées de telles, mais à ces allégations, ces supputations, qui sont sans fondement aucun. » « C’est totalement farfelu », nous dit-on. «Une histoire à dormir debout. J’en veux pour preuve juste un élément : il ne peut y avoir divergence de vues, et a fortiori compétition, entre l’Etat gabonais et BGFI comme le sous-entend le papier », explique-t-on. « C’est très mal connaître le Gabon que d’écrire cela. Et tout le reste, dans ce papier, est du même ordre », confie cette source qui précise que, par-dessus tout, BGFI n’aurait « strictement aucun intérêt à réaliser ce type d’opération ». 

Joint par téléphone à Paris par afrik.com, ce spécialiste du secteur minier s’interroge : « si de telles rumeurs circulent, c’est peut-être parce qu’Eramet anticipe l’annonce d’informations dérangeantes pour elle. En tout cas, c’est ce qui se dit dans le milieu des miniers », dit-il de manière sibylline.