La foire agricole de Libreville est l’occasion donnée aux producteurs locaux pour promouvoir leurs produits. Seulement, nombreux sont les visiteurs qui se plaignent de la cherté des produits. Une situation que les producteurs expliquent par les coûts de production. 

Que ce soit pour les produits dans leur état naturel ou les produits transformés, le constat est le même : les couts des produits exposés à la foire agricole, qui se tient du 15 au 25 décembre 2017, sont élevés pour les visiteurs des stands. 

« Tout est cher ici. Que ce soit les régimes de bananes, l’huile, le savon, l’odika… Tout est cher alors que je pensais que vu que l’évènement est organisé par le ministère de l’Agriculture, les prix seraient plus abordables », déploré un visiteur.

A la foire agricole, le pot d’Odika (un produit à part de noyau de la mangue sauvage pour assaisonner les sauce) qui est à 1 000 FCFA dans les marchés est à cédé 2000 FCFA à la foire. Le pot de croquettes habituellement vendu 1 500 FCFA  est achalandé à 2000 FCFA. Même les produits non transformés subissent une hausse : un régime de bananes, par exemple vendu dans les marchés traditionnels à 2 000 FCFA voit son coût doubler à 4 000 FCFA. 

Le constat est en tout cas le même : presque tous les produits exposés lors de la 6e édition de la Foire agricole de Libreville sont proposés à des prix plus prohibitifs que d’habitude. 

Une « petite » hausse que Denise, exposante à la foire agricole et vendeuse au marché de la Peyrie, explique par plusieurs raisons. D’abord par le coût de la production. Pour elle, en ce qui concerne la banane par exemple, elle a dû aller l’acheter à la Remboué, à plusieurs kilomètres après Kango. Vu l’état de la route, les transports ne vont pas du dos de la cuillère pour fixer leurs prix. 

Une autre cause de la hausse des prix à la foire agricole : la communication tardive des autorités du ministère de l’Agriculture. Un fait qui n’a pas permis aux exposants de bien préparer leur exposition. Certains, pour pouvoir prendre part à cet évènement, ont dû acheter les produits chez d’autres commerçants, il leur faut donc récupérer au moins le prix d’achat, et peut-être faire des bénéfices.

Une troisième raison est évoquée par certains exposants : la volonté d’avoir à peu près, sinon, plus, ce qu’ils gagnent au marché. « Un commerçant en activité doit partout où il se trouve, penser à son bénéfice », explique un exposant. Pour lui, il est bien de bénéficier de la visibilité de la foire agricole, mais le commerçant ne vit pas que de visibilité. Il lui faut se faire de l’argent. Surtout qu’à la foire agricole, il n’y a pas que le gabonais lambda. Occasion rêvée donc, pour convaincre les clients aux gros portefeuilles et de faire de « bonnes affaires ».