Les ministres en charge de l’Agriculture des deux pays ont discuté au sujet d’une collaboration qui devrait être formalisée au mois d’octobre et qui vise à accompagner le Gabon dans sa marche vers le développement agricole. 

Grand pays agricole, la Côte d’Ivoire est en passe de devenir un soutien important pour le Gabon en ce qui concerne le développement de l’Agriculture. C’est du moins ce qui ressort des entretiens entre les ministres en charge de l’Agriculture des deux pays pendant la 7e édition de l’African green revolution forum (Forum sur le développement agricole de l’Afrique – AGRA), qui s’est déroulé du 4 au 8  septembre 2017 à Abidjan. 

Mamadou sangawofa Coulibaly (Côte d’Ivoire) et Yves Fernand Manfoumbi (Gabon) ont convenu d’un accord de coopération entre leurs deux pays en matière agricole. Cet accord devrait être formalisé en octobre prochain, a-t-on appris de source proche du dossier. 

Le Gabon, avec près de 400 milliards FCFA d’importations alimentaires par an depuis près de sept années, a décidé de développer le secteur agricole et l’agro-industrie pour sortir de cette dépendance extérieure et assurer son autosuffisance alimentaire, tout en devenant un pays exportateur de produits agricoles. 

Plusieurs projets sont en cours de réalisation, certains portent déjà des fruits. Mais, il en faudra certainement plus pour atteindre l’objectif de faire de ce secteur d’activités un grand pourvoyeur de richesses et, partant, d’emplois dans le pays. 

Aussi, le Gabon se tourne-t-il vers tous les partenaires possibles et c’est dans ce sens que la coopération entre ce pays et la Côte d’Ivoire trouve tout son sens. Bien plus avancé que les Gabonais dans le développement agricole, les Ivoiriens peuvent s’avérer de bons partenaires pour accompagner le Gabon. 

La filière cacao-café est en ligne de mire. Premier producteur mondial de cacao, l’expertise de la Côte d’Ivoire peut inspirer le Gabon à développer la culture de cette spéculation. Au Gabon, la production de cacao stagne à 5 000 tonnes de fève à peine chaque année. Le café lui est à moins de 1 000 tonnes annuelles. Même si la CAISTAB est le principal organisme chargé du développement de la filière, toutes les autres voies pour y parvenir seraient souhaitables. 

D’un autre point de vue, le Gabon pourrait être aidé par les Ivoiriens en ce qui concerne la recherche et l’encadrement agricole. La gestion du marché des semences et des intrants sont également prévus dans cette coopération. L’on entrevoit également de mettre en place des plateformes qui pourront mettre en relation les acteurs du secteur privé des deux pays, afin qu’ils nouent des partenariats et travaillent ensemble pour développer l’agriculture.