Une délégation gabonaise a pris part aux travaux de la 7e édition de l’African green revolution forum pendant laquelle elle a pu expérimenter les actions menées dans d’autres pays pour développer l’agriculture. 

Le ministre gabonais de l’Agriculture, de l’élevage, chargé de la mise en œuvre du programme Graine, a conduit une délégation à Abidjan (Côte d’Ivoire) entre le 4 et le 8 septembre 2017 pour participer à l’African green revolution forum (Forum sur la révolution verte en Afrique – AGRA). 

Yves Fernand Manfoumbi a mis à profit cet évènement pour s’imprégner du développement agricole dans d’autres pays, mais surtout, nouer des liens avec différentes institutions étrangères qui pourront accompagner les autorités dans leur volonté de faire de l’agriculture le « nouveau pétrole du Gabon ». 

« Nous avons partagé notre expérience avec celles des autres pays en matière d’agriculture. Nous avons pu savoir ce qui se passe en Afrique de l’Ouest et nous pourrons nous inspirer de ces modèles », indique le ministre de l’Agriculture. Pour qui l’AGRA est une véritable plateforme d’échanges où l’on remonte toutes les chaines de valeurs allant du simple producteur à la commercialisation. 

Les ateliers de l’AGRA auxquels participait la délégation gabonaise ont permis non seulement d’apprendre plusieurs choses au sujet du développement agricole, mais aussi de découvrir des innovations, en l’occurrence, les financements novateurs. Le sujet sur l’agriculture comme le cœur du développement économique du continent a également été abordé. « Une chose importante dans la mesure où c’est un secteur capable d’assurer une meilleure redistribution des revenus dans le monde rural, mais avec l’exigence d’intéresser davantage les femmes et les jeunes à ce domaine afin qu’ils soient de vrais entrepreneurs agricoles », soutient le ministre de l’Agriculture. 

Yves Fernand Manfoumbi a aussi profité de ce forum pour rencontrer plusieurs de ses homologues africains avec lesquels il a convenu, entre autres, de la nécessité de multiplier ce type de rencontres.  

Par ailleurs, au cours de l’entretien avec le nouveau président du Fonds international de développement agricole (FIDA), le ministre de l’Agriculture a eu ses assurances sur la volonté de cette institution d’accompagner le Gabon dans sa marche vers la révolution verte, à travers le développement de l’agriculture. De même, « le président de la Banque africaine de développement nous a assuré qu’il compte accélérer le programme que nous avons dans le cadre du partenariat public-privé en ce qui concerne le palmier à huile et le programme Graine », informe Yves Fernand Manfoumbi. 

« Plusieurs contacts ont donc été noués et nous pensons qu’il donneront des fruits. Notre challenge est de faire en sorte que l’agriculture, qui ne pèse que 4% du produit intérieur brut du Gabon, puisse monter à 15%, 20%, voire 25% ou 30% d’ici l’année 2023. Les plus hautes autorités partagent cette ambition et comptent mettre les moyens à disposition pour atteindre cet objectif », conclut le ministre de l’Agriculture.