Les assises pour la redynamisation de l’agriculture se sont tenues à Libreville du 28 juin au 1er juillet 2017. Ces assises ont mis l’accent sur la redynamisation de l’agriculture et l’accélération du programme Graine pour la souveraineté alimentaire.

Pour situer ces assises agricoles dans leur contexte, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage chargé de la mise en œuvre du programme Graine, Yves Fernand Manfoumbi, a rappelé l’option prise par le chef de l’Etat dans le Plan stratégique Gabon émergent (PSGE). Car, le Gabon doit développer « un nouveau modèle de développement qui intègre le bien-être humain, l’équité sociale, la conservation environnementale pour une croissance durable. »

Parlant de la souveraineté alimentaire, ce n’est un secret pour personne. Le Gabon dépense plus de 350 milliards FCFA par an pour l’achat des denrées alimentaires. Ce qui est un indicateur de la dépendance alimentaire du Gabon qui n’est pas à l’abri des chocs exogènes. Cette situation préoccupe les pouvoirs publics au plus haut niveau, car il est question d’inverser la tendance en faisant du Gabon un pays autosuffisant sur le plan alimentaire. Il est aussi question pour l’Etat de relever le niveau de contribution de l’agriculture au PIB, sa part contributive peinant à atteindre 5% ces dernières années. « Il nous faut aujourd’hui procéder à un nouvel examen du secteur agricole   afin de déceler les contraintes qui freinent son développement », laisse entendre le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage chargé de la mise en œuvre du programme Graine.

C’est dans ce contexte qu’interviennent les assises agricoles du Gabon qui ont eu lieu du 28 juin au 1er juillet 2017. Ces journées de réflexion portaient sur la redynamisation de l’agriculture et l’accélération du programme Graine pour une souveraineté alimentaire au Gabon. Car le pays dispose d’un potentiel lui permettant d’accéder à la souveraineté alimentaire. Et Comme l’indiquait le vice-Premier ministre, Bruno Ben Moubamba, lors de la cérémonie d’ouverture, l’agriculture est un secteur clé pour le Gabon, alors que sa redynamisation est une priorité. Il avait en plus souligné que l’agriculture est un pan important du Plan stratégique Gabon émergent (PSGE). Il faut donc valoriser le potentiel agricole pour garantir la souveraineté alimentaire du Gabon.

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage, chargé de la mise en œuvre du programme Graine, Yves Fernand Manfoumbi, ne cesse de rappeler que l’agriculture est le nouveau pétrole du Gabon. Car, l’agriculture est une de ses nouvelles sources de croissance. Elle est aussi l’un des piliers de la diversification de l’économie, selon la nouvelle politique économique du pays. Le secteur agricole est en plus un vivier d’emplois.
Ces assises ont connu la participation et l’intervention des experts internationaux. Ils se sont appesantis sur les stratégies qui ont favorisé le développement agricole dans leur pays d’origine où l’or vert a fait ses preuves. Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage chargé de la mise en œuvre du programme Graine, Yves Fernand Manfoumbi, a fait le diagnostic de l’agriculture au Gabon tout en insistant sur la situation des petits agriculteurs et autres agri-preneurs.

Ces assises agricoles ont permis de réfléchir sur la mise en adéquation du cadre institutionnel de l’agriculture en rapport avec les enjeux de la redynamisation du secteur pour assurer la souveraineté alimentaire. Il était aussi question de la mise à disposition des terres agricoles, de la diversification et de l’accroissement des sources de financement, des modèles de production et de la chaine des valeurs durables dans les filières porteuses. Les participants à ces assises ont en outre réfléchi sur le renforcement du capital humain dans le secteur agricole pour assurer la souveraineté alimentaire, et la promotion de l’agriculture familiale.