C’est l’une des résolutions des assises agricoles qui se sont tenues du 28 juin au 1er juillet 2017.

Dans son allocution de clôture de ce forum d’échange, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage chargé de la mise en œuvre du programme Graine a réitéré l’engagement du président de la République à annuler totalement la dette des coopératives vis-à-vis de la Sotrader. Autre engagement concernant le programme Graine : renforcer et consolider la Sotrader dans le cadre des coopératives du programme Graine actuellement en activité. Il est aussi question de l’ouverture du programme Graine aux coopératives et producteurs indépendants. Les coopératives en activité auront droit à la totalité de la production, alors que l’assistance technique de la Sotrader est maintenue. Les coopératives bénéficient aussi de l’appui à la formation et à la commercialisation des produits. Enfin, le gouvernement décide de mettre un terme au versement par la Sotrader de la subvention aux coopératives en vue de renforcer leur autonomisation.

Lancé en mars 2015 à Makokou, le programme Graine est déjà en phase de récolte dans les provinces où il est déjà mis en œuvre. La première récolte a eu lieu le 7 février dernier dans le chef-lieu de la province de l’Ogooué-Ivindo où la première tige de manioc a été déterrée par le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba. Lors du lancement dudit programme le 22 mars 2015, le président de la République avait invité les populations à « une responsabilité de réussite individuelle et collective. » Dans l’Ogooué-Ivindo, 70 hectares de manioc ont été plantés, pour environ 5.000 inscrits, et une centaine de coopératives agréées. Dans cette circonscription, une quinzaine de titres fonciers ont été délivrés. « Nos terres constituent des viviers d’emplois et de richesses inestimables. Dans le respect de notre environnement, nous en tirerons le meilleur pour consolider notre agriculture et assurer l’indépendance alimentaire de notre pays », avait alors déclaré Ali Bongo Ondimba le 7 février 2017 dans l’Ogooué-Ivindo.

Les premières récoltes du programme Graine ont aussi eu lieu à dans les provinces du Woleu-Ntem et de la Ngounié. Occasion pour les pouvoirs publics d’évaluer le chemin parcouru par ce programme. «Cette évaluation a permis de relever des écueils, des contraintes et des difficultés parmi lesquels : l’accès difficile à certaines localités enclavées; l’hostilité du relief dans certaines régions pour le choix des sites à aménager ; le déficit de pluviométrie à certains endroits ; le récurrent conflit homme-faune dont le programme Graine commence à subir dans l’Ogooué-Ivindo, notamment, des ravages de la part des éléphants», avait souligné Yves-Fernand Manfoumbi, le ministre de l‘Agriculture, de l’Elevage chargé de la mise en œuvre du programme Graine.

Ces assises agricoles étaient également l’occasion de réfléchir sur l’accélération du programme Graine pour la sécurité alimentaire au Gabon. « La mise en œuvre du Programme Graine, qui vient d’entrer dans sa phase de consolidation avec le lancement des premières récoltes, s’inscrit bien dans l’objectif de garantir, à terme, la sécurité alimentaire », affirme le chef du gouvernement. En voulant accéder à la sécurité alimentaire, il est aussi question pour le Gabon d’augmenter la contribution du secteur agricole au produit intérieur brut (PIB). Car le secteur agricole est appelé à contribuer à la relance de l’économie gabonaise. Il est urgent d’accélérer la mise en œuvre du programme Graine qui est effectif dans six provinces du pays. « Mais ce sursaut sans précédent dans le développement du secteur agricole n’a pas encore produit l’effet escompté en matière d’accroissement de la production et des revenus », reconnaît le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage chargé de la mise en œuvre du programme Graine.