Pour attirer l’attention des gouvernants et mesurer les pertes de productivité économique subies, la Banque mondiale a publié, le 19 octobre 2018, le nouvel indice du capital humain.

L'enquête menée souligne que, si les Etats agissent et créent des conditions maintenant pour permettre à la population de bien vivre, les enfants nés aujourd'hui pourraient être en meilleure santé, plus riches et plus productifs à l’âge adulte. Ces travaux de recherche, qui viennent d’être rendus publics, fournissent aux responsables et aux  Etats une preuve incontestable des effets bénéfiques durables que peut apporter une amélioration de la santé et de l'éducation des enfants sur le revenu de la population et des pays.

 La Banque mondiale estime, à travers ce nouvel indice du capital humain que, 56 % des enfants nés aujourd'hui dans le monde seront privés de plus de la moitié de leurs revenus potentiels à l’âge adulte. D’autant plus que, les États ne font pas les investissements nécessaires pour produire une population éduquée, résiliente et bien portante, prête pour le monde du travail de demain.

Car, le capital humain qui inclut l’ensemble des connaissances, des compétences et des conditions de santé que les personnes, acquièrent au cours de leur vie, est un des facteurs essentiels à l’origine de la croissance économique soutenue et de la réduction de la pauvreté observée dans beaucoup de pays au cours du XXe siècle.

« Le capital humain est souvent le seul capital des personnes les plus pauvres. C'est un des facteurs essentiels d'une croissance économique durable et inclusive », a signifié, le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, en ajoutant que, les investissements dans la santé et l'éducation n'ont pas reçu l'attention qu'ils méritent. Parce que, cet indice du capital humain établit un lien direct entre l’amélioration de la santé et l'éducation de la population, la productivité et la croissance économique.

« J’espère que cette expertise rendue publique, encouragera les pays à prendre des mesures urgentes et à investir plus et mieux dans leur population. Parce que, la barre devient plus haute pour tous. Ainsi, tous les pays, peu importe leurs niveaux de revenus, doivent développer leur capital humain pour pouvoir soutenir la concurrence dans l'économie du futur », a-t-il conclu.