La brigade du parc se dit satisfaite des résultats obtenus dans le cadre de la préservation de la faune, malgré de nombreux besoins pour une meilleure efficacité sur le terrain. 

Au terme de trois mois de déploiement et d’intenses activités sur le terrain, la brigade mobile du Programme de gestion de la faune sauvage et du conflit homme-éléphant, a récemment rendu public son bilan et présenté ses besoins pour une meilleure efficacité sur le terrain.

Selon Augustin Mihindou Mbina, superviseur de la zone mobile du sud-ouest du Gabon, par ailleurs chef de service de la gestion de la faune et de la chasse à la direction générale de la faune et des aires protégées, ce bilan est encourageant.

Il a indiqué dans un exposé qu’au cours de trois mois, « nous avons réalisé un effort de patrouille de 360 hommes par jour. Et au cours de ces patrouilles, 525 véhicules ont été contrôlés dont 5 camions avec infraction en matière de chasse. Cinq armes ont également été saisies sur l’axe routier Ndendé-Doussala et le contentieux suit son cours au cantonnement des Eaux et foret de la ville de Ndendé ».

S’agissant particulièrement du conflit homme-éléphant, Il a également relevé la recrudescence des plaintes des populations. Des récriminations confortées par des cas de dévastations de deux plantations par des pachydermes, durant la période indiquée.

Sur le terrain, des difficultés sont relevées. Augustin Mihindou Mbina s’est ainsi appesanti sur celles liées à la logistique et au matériel. Notamment, l’absence d’un véhicule de terrain et une embarcation pour les déplacements sur l’eau.

Ces actions rentrent dans le cadre du projet mondial de la gestion de la faune sauvage et du conflit homme-éléphant, une initiative de la Banque mondiale et du Programme mondial pour la faune (GWP). Il est axé sur les problématiques environnementales et la protection des espèces emblématiques et couvre 19 pays d’Afrique et d’Asie.

C’est dans ce contexte que la brigade mobile du Programme mondial de la gestion de la faune sauvage et du conflit homme-éléphant a été affectée au parc national de Mayumba et ses environs. Un espace géographique qui va du parc national de Mayumba, jusqu’à Doussala, en passant par Moulengui-binza et Ndindi.