Du 27 au 1erdécembre, les Cours des comptes d’Afrique se retrouvent à Libreville pour élaborer une matrice d’audit environnemental pour la protection du Bassin du Congo. 

Pour préserver le potentiel du bassin du Congo tout en promouvant le développement de l’Afrique centrale à travers son potentiel forestier pour faire face à la crise pétrolière, les Cours des comptes du continent africain sont réunies à Libreville. 

L’objectif, élaborer une matrice d’audit environnemental commune et des plans d’audit pour chaque pays. Il s’agit pour la RDC, Congo-Brazzaville, Gabon, Guinée Équatoriale, Cameroun, République Centrafricaine, Rwanda, Burundi et Sao Tomé et Principe de définir un modèle de gestion qui prend en compte les besoins des populations locales et respectant la nécessité de préserver l’écosystème de la forêt du bassin du Congo. L’enjeu, assurer le basculement optimal de l’or noir à l’or vert.

« Il incombe une lourde responsabilité aux Cours des comptes d’Afrique. Celle d’assurer le suivi et le contrôle de la mise en œuvre des stratégies nationales de développement durable, et ainsi de contribuer à l’équilibre entre les trois dimensions du développement. L’économie, le social et l’écologie », a expliqué le conseiller technique, représentant la GIZ, Tassilo Von Droste. « Aucun pays ne peut se permettre de gaspiller ses ressources, aucun pays ne peut se permettre d’ignorer les exigences de l’audit performance que sont l’efficacité, l’efficience et l’économie. Il faut donc un modèle de gestion qui prend en compte les besoins des populations locales », dit-il.

La rencontre se fonde sur l’urgence de protéger le Bassin du Congo, deuxième poumon du monde et intervient après celle de Kinshasa du 10 au 16 juillet 2017 et devrait permettre la finalisation du processus entamé. « L’objectif de cet audit est de s’assurer que les Etats signataires des accords de coopération relatifs aux ressources du massif forestier du bassin du Congo se conforment aux normes internationales et nationales ainsi qu’aux meilleures pratiques en matière de gestion durable des ressources naturelles desdites forêts », a indiqué Michel Ikapi secrétaire général de la Cours des comptes gabonaise.

Organisé par le secrétariat du groupe de travail sur l’audit environnemental de l’Organisation africaine des institutions supérieures de contrôle des finances publiques (AFROSAI WGEA), avec le soutien financier de la coopération allemande (GIZ), l’atelier s’achève le 1er décembre.