Les experts participant au projet ont présenté les résultats des études sur les écosystèmes du littoral, qui indiquent un niveau avancé de pollution.

Organisées à Libreville les 22 et 23 novembre 2017, les Journées scientifiques sur le projet dénommé « Arc d’émeraude » ont permis aux acteurs impliqués de faire un bilan à mi-parcours. Les experts scientifiques ont évalué les différentes informations des études sur le littoral gabonais.  Il était question de faire connaître les objectifs et les premiers résultats scientifiques qui permettront d’améliorer le développement périurbain vert de Libreville et ses environs, notamment le renouvellement des ressources halieutiques et la valorisation des services éco-systémiques. 

Dans le cadre de ce projet, les recherches sur l’acquisition de nouvelles connaissances du fonctionnement des écosystèmes littoraux de la périphérie de Libreville ont permis de remarquer qu’il y a une forte dégradation de la mangrove qui constitue pourtant un élément essentiel à la reproduction des espèces halieutiques. L’on note également une forte pollution liée à l’activité humaine à savoir les constructions entreprises dans les zones d’Agondje et de Bikele. Les autres  constats sont, entre autres, la pollution liée aux produits utilisés pour la pêche et une forte érosion côtière.

Face à ces situations, les experts du projet Arc d’émeraude proposent la interpellent sur l’importance de réglementer les activités de pêche qui ne doit plus se faire de manière anarchique. Ils préconisent également la protection de la mangrove, le gouvernement devant instaurer des mesures restrictives pour qu’elle ne soit plus polluée et les populations devant comprendre la nécessité de ne plus avoir de comportements polluants. Les hommes sont en effet invités à ne plus polluer les cours d’eau puisque ces comportements sont néfastes pour les espèces qui y vivent. Une invite qui s’adresse particulièrement aux populations côtières. 

Financé sur le fond de reconversion de la dette à travers l’Agence française de développement (AFD) et l’Union européenne, le projet Arc d’émeraude devrait être finalisé au terme des six prochains mois. Cela devrait conduire à une seconde phase qui se veut encore plus ouverte à la participation des différents acteurs au Gabon.