Libreville a servi de cadre, du 2 au 4 novembre 2017 au cinquième atelier de consultation de plate-forme de concertation régionale (PCR-5) de la Commission internationale du bassin Congo-Oubangui-Sangha (CICOS). 

Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de mesures (PdM) du Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux du Bassin du Congo (SDAGE) et du Plan d’action stratégique pour la promotion de la navigation intérieure dans la Bassin Congo-Oubangui-Sangha et fleuve Ogooué (PAS-Navigation) pour la période 2016-2020, adoptés par le comité des ministres de la CICOS le 1er juillet 2016 à Yaoundé. Elle a vu la participation des acteurs étatiques et non étatiques membres de la PCR, des experts du Secrétariat général de la CICOS et de la GIZ. 

Réunis à Libreville durant 72 heures, les experts venus des pays membres (Congo, RDC, Centrafrique, Cameroun, Gabon) avaient pour principale mission d’examiner le projet du cadre logique de mise en œuvre des mesures et l’évaluation des risques ; désigner les structures administratives responsables de leur mise en œuvre ; clarifier les taches du Secrétariat Général de la CCICOS ; poursuivre l’identification et la caractérisation des acteurs pour une participation large et inclusive ; examiner le règlement relatif à la construction, l’équipement et la maintenance des bateaux en navigation intérieure, dont les normes ont été étendues et adaptées aux constructions de menues embarcations faites de bois ou d’acier en prévision de la construction des baleinière pilotes dans les états membres de la CICOS. 

Selon un délégué du Congo, l’harmonisation de la construction des baleinières qui sera mise en œuvre dans chaque pays devrait bénéficier aux armateurs et aux opérateurs économiques qui voudraient avoir un type de baleinière pour leur exploitation des eaux intérieures. Ce qui aura pour valeur ajoutée la limitation des accidents et la rentabilité. « Actuellement nous avons des personnes qui construisent des baleinière de 30 mètres. Or, nos rivières ne peuvent pas accéder à ce type de baleinière. Mais ces personnes s’entêtent et ça produit des accidents », confie-t-il.