C’est l’inventaire dressé par le professeur Lee White pour mener à bien ce combat.

La solution des barrières électriques dans le conflit homme-faune au Gabon, semble porter des fruits.Dans le parc national de la Lopé où elles ont été posées, les villageois vivent désormais en paix. Les pachydermes, espèce menacée et protégée, ne causent plus de ravages dans les plantations.

Sur environ 15 kilomètres, une clôture électrique alimentée par des panneaux solaires protège désormais les plantations des habitants de cet espace situé au cœur du Gabon, entre le cours majestueux du fleuve Ogooué, des savanes et des collines verdoyantes dont le célèbre mont de Brazza.

Cette technologie importée du Kenya est en train de prouver son efficacité. Et le professeur Lee White, secrétaire exécutif de l'Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), se veut confiant. « Nous avions déjà essayé les cartouches de piment, les ruches d'abeilles, mais toutes ces méthodes ont conduit à l'échec », explique-t-il. Et de poursuivre, pour monter en efficacité : « Il y a actuellement trois barrières au Gabon, mais je vise 500 barrières ».

Toutefois, le principal souci reste le coût de la clôture, rapporte un gardien chargé de la maintenance de la clôture dans le parc. Selon lui, environ 35 millions FCFA ont été dépensés pour cette seule structure par le gouvernement. Le problème est d'autant plus épineux que le pays connaît de graves difficultés financières. Raison pour laquelle, l'ANPN va tenter de réduire le coût des prochaines barrières à 10 millions FCFA, souligne Lee White.