C’est la substance du message délivré par le Premier ministre gabonais, à l’ouverture de la 16e Conférence ministérielle africaine sur l'environnement qui se tient à Libreville.

Organisés au Gabon, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), les travaux de la 16e Conférence ministérielle africaine sur l'environnement (CMAE) ont été ouverts jeudi 15 juin 2017 par le Premier ministre gabonais. La rencontre se déroule sous le thème : « Investir dans des solutions environnementales novatrices pour accélérer la mise en œuvre des objectifs de développement durable et de l'Agenda 2063 en Afrique ».

Emmanuel Issoze Ngondet a relevé l’honneur fait au Gabon, qui accède par la même occasion à la présidence de la CMAE, après que son président, Ali Bongo Ondima, ait été porté à la tête de la Coordination des chefs d’Etat et/ou de gouvernement africains sur les changements climatiques (CAHOSCC) le 31 janvier 2017. Ce qui fait du pays le porte étendard deux plus importantes instances environnementales du continent sur la période 2017-2018.

Conscient des enjeux de l’heure, le chef du gouvernement gabonais a indiqué que la question de la survie de la planète constitue, sans équivoque, l’enjeu majeur du siècle. D’où son appel à des solutions concrètes, durables et novatrices pour préserver l’environnement. A ce sujet, Emmanuel Issoze Ngondet salue le fait que la CMAE s’illustre désormais par des prises de position qui se veulent communes. Dans un milieu où les intérêts des uns et des autres ne paraissent pas à priori facilement conciliables, l’institution a réussi à marquer son empreinte en matière de renforcement des capacités et de résilience de l’Afrique en matière de gestion environnementale.

Au regard du thème choisi pour cette session de Libreville, il est question de trouver des réponses durables et novatrices aux problématiques auxquelles le continent est confronté, d’accélérer la mise en œuvre des objectifs de développement durable axés sur l’action et tenant compte des réalités, capacités et niveaux de développement des Etats, et enfin, de poursuivre la mise en œuvre de l'Agenda 2063.

Le Premier ministre a invité les experts à prendre des décisions et à formuler des recommandations claires sur des questions d’ordre existentiel pour la CMAE, à savoir son financement et son statut. Il a également lancé une invite aux partenaires, afin qu’ils poursuivent leurs appuis multiformes. Car, a-t-il soutenu, la survie de l’humanité entière en dépend.