Elles comptent faire entendre leur voix, au cours de la Conférence des ministres africains de l’environnement qui s’ouvre ce lundi juin 2017.

En conclave du 10 au 11 juin à Libreville, les organisations non gouvernementales africaines en matière d’environnement se sont engagées à adopter une stratégie commune pour défendre leurs intérêts. Il est question de faire passer leurs propositions, suggestions ainsi que leurs recommandations en matière de lutte contre les changements climatiques, de criminalité faunique, et de commerce illicite des produits forestiers.

Pour l’Allemand Olivier Ruppel, de la fondation Konrad Adenauer Stiftung, représentant légal et directeur du programme sur la politique climatique et de la sécurité énergétique pour l’Afrique subsaharienne, « il faut informer les politiciens qui doivent prendre des décisions sur les questions d’environnement. C’est tout le sens de cette conférence des ONG africaines. Il est également question de préparer la COP 23, qui aura lieu à Bonn, en Allemagne cette année 2017 », a-t-il indiqué.

« C’est une aubaine pour les ONG du Gabon qui vont faire entendre leur voix », s’est réjoui Stéphane Moundounga, président du Réseau des populations locales et autochtone d’Afrique centrale. Et d’ajouter : « elles veulent aussi négocier des partenariats avec d’autres ONG présentes à cette assise, en vue de promouvoir ce qui se fait localement en matière d’amélioration de cadre des populations locales ».

Les ONG gabonaises chercheront aussi à dénicher des financements à travers cette session pour aider les populations autochtones gabonaises à combattre le braconnage et l’exploitation illégale du bois. Car elles sont les premières victimes de ces fléaux.

Pour Nicaise Moulombi, président de Croissance saine et environnemen, par ailleurs président du Réseau des organisations de la société civile pour l'économie verte en Afrique centrale (Roscevac), « notre rencontre revêtait une importance majeure. Car, il s’agissait de faire une évaluation globale des accords de Paris et de manière spécifique, les grands engagements pris à Marrakech lors de la COP 22, afin de mieux préparer la COP 23 ».

Cette session des ONG s’est tenue dans un contexte particulier marqué par la décision des Etats-Unis – qui devaient pourtant financer les pays faibles dans la lutte contre les problèmes environnementaux actuels – de quitter les accords de Paris, issus de la COP 21.