Face aux nombreux défis que soulève la problématique de la dégradation de l’environnement sur la santé en Afrique, les experts (santé et environnement) planche depuis hier sur les mécanismes à soumettre sur la table des ministres africains. 

Avant l’ouverture de la réunion ministérielle, les spécialistes des questions environnementales et santé ont opté pour la mise, entre autres d’un plan d’actions intégrés pour l’ensemble des pays. Quand, en 2008, se tenait à Libreville la conférence interministérielle sur la santé et l’environnement, obligation était faite à chaque pays signataire de la déclaration dite de Libreville de mettre en œuvre des actions conjointes en santé et environnement dans le but de protéger la population aux effets néfastes de la dégradation de l’environnement sur la santé humaine. 

Dix ans après, les mêmes acteurs se retrouvent encore à Libreville pour faire le point. Il y’a eu certes des résultats mais ces derniers de la part des différents intervenants restent encore mitigés. C’est en cela que les plénières ont porté essentiellement sur les résultats et l’impact de la déclaration de Libreville, son impact en termes d’implémentation. Comme axes stratégiques, les experts envisagent de renforcer et institutionnaliser les équipes mixtes multisectorielles lesquelles vont s’occuper des questions de santé et environnement dans les pays. 

Il s’agit, à entendre Inoua Aboubacar, le modérateur du groupe de discussion d’expert sur le cadre d’action pour l’accroissements dans les interventions en matière de santé et d’environnement de quelque chose fondamentale, parce qu’émanant de la déclaration de Libreville. Les experts de ce groupe ont souhaité, pour avoir des actions fortes, intégrer les équipes afin d’éviter les programmes verticaux. L’autre action à mener est d’apprendre de chacun des pays en sélectionnant les meilleures pratiques. Pour cela, les experts invitent à une véritable élaboration d’un plan national d’action conjointe ‘’il ne s’agit pas de s’appuyer uniquement sur les projets, il faut avoir des visions à moyen et à long terme’’. 

C’est-à-dire, mettre en place le principe de polluant-payeur ; trouver le mode de financement innovant ; mettre en place l’alliance stratégique en santé et environnement; intégrer les liens entre la santé et l’environnement dans les plans nationaux de développement ; renforcer les capacités de prévention des risques sanitaires liés à l’environnement et la préservation de l’intégrité de l’écosystème ; gérer les connaissances en matière de la santé et environnement ; établir et enfin renforcer les systèmes de surveillance sanitaire et environnemental.