A travers le développement d’une structure de gouvernance environnementale et sociale (SGES), Gabon Spécial Economic Zone (GSEZ) dit vouloir définir les exigences à respecter pour chaque secteur d’affaires lié à la transformation du bois.

Entreprise citoyenne, Gabon Spécial Economic Zone (GSEZ) se donne pour objectif d’accorder efficacité et maitrise de la performance de ses entreprises dans le domaine environnemental et social. Pour y arriver, l’entreprise développe des stratégies. Elle annonçait, courant juin, le développement d’une structure de gouvernance environnementale et sociale (SGES) qui, pour son lancement, se déploiera tout d’abord dans la Zone économique spéciale de Nkok (ZESN).

Elle aura pour mission de définir les exigences à respecter pour chaque secteur d’affaires lié à la transformation du bois. Le but étant de permettre à chaque opérateur de gérer ses effluents, ses émissions et ses déchets, tout en assurant un environnement de travail sain et sécuritaire à ses employés. «La SGES sera développée en consultation avec les autorités réglementaires et avec le secteur d’affaires lié à la transformation du bois opérant dans la ZESN», explique la GSEZ.

Selon cette dernière, l’activité de la SGES sera axée autour de deux principales composantes. Notamment une étude d’impact environnemental et social (EIES) parapluie qui identifie les impacts environnementaux et sociaux potentiels associés au secteur d’affaire lié à la transformation du bois. Celle-ci définira également les mesures à mettre en place pour chaque secteur d’affaires de façon à bien gérer les impacts identifiés.

Et un plan de gestion environnemental et social (PGES) parapluie qui définit les processus de gestion, les mesures d’atténuation et le suivi qui doivent être mis en application par les secteurs d’affaires liés à la transformation du bois au sein de la ZESN. «Le développement des ESIA et PGES parapluies offrira une certitude aux secteurs d’affaires quant aux exigences à considérer qui permettront d’assurer la conformité avec la réglementation nationale et qui favoriseront l’adoption de bonnes pratiques de l’industrie supportée par GSEZ», précise la GSEZ.

Un processus d’analyse et de résolution pour la gestion des plaintes

Selon la Gabon Spécial Economic Zone (GSEZ), la prise en compte de cette problématique est un enjeu majeur dans la concrétisation de ses engagements en termes de performance environnementale et sociale. Comme toutes sociétés de son envergure, la GSEZ n’échappe pas aux réprimandes des populations et des ONG qui œuvrent pour la protection de l’environnement. Des contestations qui se matérialisent très souvent par des plaintes. Afin d’y remédier de manière efficace, la GSEZ dit avoir développé et mis en place un processus permettant la gestion des plaintes et une plateforme numérique qui vient en appui à ce processus.

La GSEZ assure que le mécanisme de gestion des plaintes définit comment les parties externes, incluant les membres du public, peuvent transmettre des plaintes à GSEZ, puis explique le processus suivi par GSEZ pour les analyser et les résoudre.

La plateforme numérique de gestion des plaintes, quant à elle, a été développée sur une structure Web qui permet à l’équipe de GSEZ d’accéder à l’information via un ordinateur, une tablette ou un appareil mobile. Elle est composée d’un tableau de bord qui fournit aux usagers des informations de gestion globale et permet une recherche efficace des informations présentes dans le système. Elle donne également à l’équipe de GSEZ d’accéder à l’information en temps réel sur les plaintes enregistrées. Ce qui permet un suivi et une gestion progressive du processus de résolution de ces plaintes. 

Toujours dans le cadre du suivi des efforts de développement durable, la GSEZ annonce le déploiement d’un logiciel permettant l’enregistrement et le suivi des informations associées au développement durable. Ce logiciel, nommé Enablon, s’appuie sur une liste d’indicateurs environnementaux, sociaux et économiques permettant de capturer en temps réel, l’information pertinente à l’établissement du portrait du développement durable au sein des projets de GSEZ. «Enablon nous permettra de minimiser les lacunes au sein des processus internes, améliorera la communication et la coordination entre les départements et facilitera la production de rapports. Il nous permettra également de divulguer plus efficacement et clairement, à nos partenaires et à nos parties prenantes, les résultats atteints en rapport avec nos objectifs de développement durable», explique GSEZ.