Les délégations se sont quittées à Bonn à l’issue des discussions dont l’un des points d’achoppement avec les pays africains est celui du financement de l’adaptation et de l'atténuation. 

L’Afrique, continent le plus exposé aux effets des dérèglements climatiques attend toujours l’aide des pays industrialisés. Aucun progrès significatif n’a concrètement été fait sur la question du financement de l’adaptation et de l'atténuation. Les moyens manquent.

« Les pays riches et industriels du Nord peinent à tenir leurs promesses de solidarité, pourtant inscrites dans les négociations des Nations unies sur le climat », a déploré au terme des travaux Moujahid Akorede Wabi, un des négociateurs béninois. « On nous réclame toujours davantage sur la garantie de nos projets. Or, nous ne voyons aucun progrès sur les financements promis aux pays en voie de développement », a-t-il poursuivi.

Dans le cadre du Fonds d'adaptation, les pays développés se sont engagés à fournir aux pays en voie de développement les informations nécessaires inhérentes aux projections de financement de l’adaptation.

A ce sujet, le président gabonais a rappelé que de Paris à Marrakech, l'Afrique n’a pas croisé les bras face aux défis des changements climatiques. « S’agissant de la mobilisation des ressources, nous devons assurer l’équilibre entre l'adaptation et l'atténuation, sans oublier le transfert des technologies », a déclaré Ali Bongo, invoquant la recherche « de financements novateurs » pour relever chaque défi de la COP.

A ce titre, la chancelière allemande a promis que son pays allait « ajouter 100 millions d’euros, dont 50 millions dans le Fonds mondial d’adaptation, l’aide aux pays les plus vulnérables ».

Aux termes des travaux, quelques avancées ont tout de même été notées. Il y a par exemple la création d'un "Talanoa", terme fidjien pour définir un dialogue sur les engagements climatiques des Etats. Il devrait débuter en janvier 2018, et sera informé par les travaux du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dont un nouveau rapport est attendu pour octobre de l’année prochaine sur la manière de garder le réchauffement du climat sous la barre des 1,5°C.

De même, un plan de travail sur l'agriculture a été mis sur pied au regard du lien climat-production agricole-COP. Les communautés et peuples indigènes ont été reconnus via la création d’une plate-forme pour leur représentation au sein de la COP. Aussi, un plan d’action sur le genre a été créé pour mettre fin aux injustices. Le rendez-vous a été pris pour décembre de l’année prochaine en Pologne.