La 23e Conférence des Nations-Unies sur les changements climatiques (Cop23) s'est ouverte lundi à Bonn en Allemagne avec pour objectif d’accélérer la mise en œuvre de l’Accord de Paris. 

Il s’agit d’inciter les États à gravir un échelon de plus dans leur ambition de lutter contre le réchauffement climatique et ainsi mettre le monde sur la voie d’un « développement plus sûr et plus prospère ». « Notre demande collective au monde est qu'il maintienne le cap fixé à Paris », a déclaré le Premier ministre fidjien et président de la Cop23, Frank Bainimarama, lors de la cérémonie d’ouverture le 6 novembre 2017. 

Alors que ce rendez-vous intervient deux ans après celui de Paris, il ambitionne d’intensifier le dynamisme des différentes parties-prenantes. « Le besoin d'agir urgemment est évident. Notre monde souffre d'événements extrêmes provoqués par le changement climatique. Notre responsabilité en tant que dirigeants est de répondre à cette souffrance, nous ne devons pas décevoir nos peuples », a souligné le président de la Cop23. « Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour faire marcher l'Accord de Paris », a-t-il insisté. 

Un moment d’autant plus clé au regard du retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris qui a mis en exergue la relativité de ce traité, « étant donné qu'il est non contraignant et que chaque pays s'est fixé ses propres objectifs ». Certaines organisations soulignent le fait que le retrait des Etats-Unis de l'Accord a des effets concrets sur le réchauffement climatique. Il pourrait augmenter jusqu’à 3 milliards de tonnes d'équivalent C02 par an, d'ici à 2030 avec pour conséquence un réchauffement de 0,3 degré imputable aux Etats-Unis, sur les 3 degrés globalement prévus par les scientifiques. 

D’aucuns notent que la Cop23 intervient dans un contexte d’événements climatiques extrêmes et dévastateurs avec à la clé des millions de victimes en Asie, dans les Amériques et les Caraïbes. Ce qui souligne d’avantage la nécessité d’agir. Une nécessité partagée par le Gabon dont le président a réitéré lors de la Cop22 à Marrakech son engagement « à lutter contre le changement climatique et à promouvoir un développement durable consistant concrètement à ne pas renoncer au développement sans pour autant insulter l’avenir ».