Le Gabon, par la voie de son président, a promis de lever 500 000 dollars pour l'Initiative africaine sur l'adaptation. 

Le « One planet summit » s’est voulu le sommet de l’action pour verdir la finance mondiale.  Plusieurs acteurs prenant part à cette grand-messe ont fait plusieurs annonces. A cette occasion, le président de la République gabonaise, Ali Bongo Ondimba a annoncé la contribution du Gabon de 500 000 dollars pour l’initiative sur l’adaptation. « Je demeure convaincu que financer la lutte contre le réchauffement climatique représente un coût bien plus supportable que celui d'en observer les conséquences sur notre planète », a-t-il déclaré.

Intervenant le 12 décembre 2017, Ali Bongo Ondimba s’était focalisé sur la question de l’adaptation, l’Afrique subissant le plus de pression au quotidien. Il avait revisité l'Initiative africaine sur l'adaptation qui, créée en juin 2015 pour accélérer la mise en œuvre de mesures concrètes d'adaptation au réchauffement climatique, n’a toujours pas été alimenté.

Pour le ministre de l’Economie Régis Immongault, « cette contribution de 500 000 dollars devrait permettre de mettre en place des outils absolument dans le cas de l’Afrique afin qu’il y ait un effet levier en ce qui concerne l’utilisation des fonds mis à la disposition dans le cadre de lutte contre le changement climatique »

Ali Bongo a appelé le monde des banques et de la finance à plus d'innovation en proposant de nouveaux mécanismes enregistrés sous l'étiquette « Label Climat » et son pays est devenu le premier bailleur de l'Initiative africaine sur l'adaptation.

Pour lui, il était question de « participer aux solutions » afin que les lignes bougent. «  Au titre de président du CAHOSC, il a la responsabilité d’œuvrer pour l’application de l’Accord de Paris et notamment pour la prise de mesures concrètes en matière d’adaptation. Or, l’initiative mise en place il y a 2 ans, n’a toujours pas connu un véritable début de financement », a expliqué Guy Rossatanga Rignault, président du comité technique du Conseil national de la mer. 

Le besoin estimé pour la mise en place de cette initiative est de 5 millions de dollars. Soit, 2,877 milliards FCFA. Le Gabon a promis 274, 24 millions FCFA « pour encourager les bailleurs extérieurs à l’Afrique, bilatéraux comme multilatéraux », a souligné Guy Rossatanga. 

« C’est une levée de fonds, mais surtout c’est une manière de dire aide toi, le ciel t’aidera », a-t-il poursuivi. Indiquant par ailleurs que « c’est dans ce sens que pour donner l’exemple, le président de la République  a estimé que le Gabon allait donner l’exemple en faisant la première donation à ce fonds d’un montant de 500 000 dollars ».