C’est tout l’enjeu de cette rencontre axée sur la lutte contre le réchauffement climatique que Paris abrite ce 12 décembre 2017. 

Quelques jours à peine, après la COP23, la dernière conférence climat organisée par l'ONU à Bonn (Allemagne), la question du financement de la lutte contre le réchauffement climatique est à nouveau au centre des échanges d’une rencontre internationale.

Il s’agit du « One Planet Summit » qui s’ouvre ce 12 décembre 2017, à la Seine Musicale, sur l'île Seguin, pour mobiliser les leaders internationaux de la finance autour des enjeux climatiques. Cette rencontre a pour but de trouver des alternatives à la décision américaine de se retirer de l'Accord de Paris. L'objectif étant de relancer la mobilisation et d'éviter que d'autres pays ne suivent le « mauvais exemple américain ».

Une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement, dont Theresa May et Mariano Rajoy, et des stars comme Leonardo DiCaprio, très engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique, sont attendus.

Au-delà des questions de financement, il sera également question d’accélérer l’action locale et régionale en faveur du climat et du renforcement des politiques publiques pour la transition écologique et solidaire.

A la lumière des impacts déjà ressentis du dérèglement climatique, il est important que les Etats puissent développer des stratégies d’adaptation pour protéger les citoyens des phénomènes climatiques extrêmes. Autrement dit, la mobilisation de tous est nécessaire mais les politiques publiques doivent l’accompagner et l’encourager. En clair, le « One Planet Summit » veut faire bouger les lignes de la lutte contre le changement climatique

Le Gabon fidèle à ses engagements

Aux côtés d’autres leaders internationaux, le chef de l’Etat gabonais prendra part aux échanges dont le but est de trouver des voies et moyens de matérialiser les engagements relatifs à l’accord historique de Paris sur la lutte contre les changements climatiques.

Comme l’a rappelé de manière constante le président Ali Bongo Ondimba, « l’Accord de Paris a été une réussite. Mais, il est urgent désormais de passer des accords aux actes ». C’est ce message certainement que le numéro un gabonais fera à nouveau passer à Paris lors de ce sommet sur le climat.

Il faut rappeler que le Gabon est à l’avant-garde de la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation des écosystèmes en Afrique. Le pays a consacré plus de 80% de son territoire aux parcs nationaux, où se développement depuis quelques années, des activités écotouristiques.

C’est donc dire que le refrain ne sera pas nouveau. Au contraire, comme  lors de la Cop 23, le président gabonais, Ali Bongo Ondimba devrait souligner l'urgence d’adopter « une feuille de route claire » pour faire face aux challenges liés aux effets du dérèglement du climat, « terrain sur lequel se joue le destin de l’humanité ».

D’ailleurs sur ce sujet, Ali Bongo Ondimba a toujours exprimé l’extrême préoccupation de l’Afrique face à la recrudescence des catastrophes liées aux effets néfastes du réchauffement planétaire. 

En sa qualité de coordinateur du Comité des Chefs d’État et de gouvernements africains sur les changements climatiques (CAHOSCC), il a toujours assuré que l’Afrique « va s’engager plus que jamais à adapter son développement aux défis qui nous attendent, dont la réduction des émissions de carbone, le développement durable et la construction d’un monde résilient ».