Les ministres de l’Environnement et des finances de la CEEAC et de la CAE planchent sur la mise en œuvre de cette institution avec en ligne de mire l’opérabilité du Fonds bleu pour le Bassin du Congo et d’autres projets.  

Depuis mardi 3 octobre 2017, Brazzaville (Congo) accueille la Conférence des ministres en charge de l’environnement et des finances des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE)

Le principal objectif de cette rencontre est l’activation de la mise en place de la Commission climat pour le Bassin du Congo. Laquelle nécessite la relance des activités de plusieurs outils opérationnels qui avaient déjà été créés, en l’occurrence le Fonds pour l’économie verte en Afrique centrale.  

Les ministres doivent également mettre les fondations pour créer ou lancer d’autres outils (politiques, diplomatiques, institutionnels, financiers et techniques)  que l’on doit intégrer dans le système existant dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques au sein de la CEEAC et de la CAE. 

Parmi les outils en création, le Fonds bleu pour le Bassin du Congo, aussi bien en Afrique centrale qu’en Afrique de l’Est, constitue l’un des objectifs essentiels de la Conférence de Brazzaville. Deuxième étape de l’opérationnalisation de la Commission climat du Bassin du Congo, le Fonds bleu est un outil d’intégration régionale couvrant les Etats membres des deux sous-régions. 

Le Mémorandum d’accord pour sa création a été signé à Oyo par 12 Etats. Pour accélérer son processus d’opérabilité, la Conférence de Brazzaville se penche sur le projet du budget destiné au fonctionnement de son unité de démarrage, et sur celui du Fonds pour l’économie verte en Afrique centrale.

Plusieurs projets validés lors des précédentes réunions devraient également être adoptés à la fin des travaux de Brazzaville. Des projets censés participer au développement des Etats des deux communautés, à la diversification de leurs économies, au développement des entreprises, à la lutte contre les changements climatiques, à la création d’emplois et à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Par ailleurs, la Conférence de Brazzaville devrait adopter une position commune de l’Afrique Centrale et de l’Est face à la COP23. Lors des deux précédentes COP, les chefs d’Etat et de gouvernement africains avaient affirmé la volonté du continent « de prendre en main son destin, de parler d’une seule voix et d’unir ses forces pour lutter contre le dérèglement climatique et renforcer sa résilience ».