Elle contient 18 résolutions prises par les ministres en charge de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche dans les pays de la sous-région, et elle devrait servir de feuille de route pour le développement de ce secteur.  

Les ministres en charge de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), réunis en conseil extraordinaire le 14 décembre 2017, sous le thème « faire de l’agriculture le levier de l’intégration régionale en Afrique centrale », ont adopté ce qu’il y a lieu d’appeler désormais « La Déclaration de Libreville »

Dans ce document, 18 résolutions ont été adoptées. Parmi elles, la mise en place d’un cadre législatif et fiscal pour le développement du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique, la libre circulation des personnes et des biens, les instruments de financement… 

La Déclaration de Libreville préconise également de soutenir la mobilisation des ressources financières pour les investissements dans ce secteur, à travers la contribution des Etats membres aux outils financiers sous régionaux comme le Fonds spécial régional de développement agricole. Il est également question d’élargir le financement du secteur à travers des investissements privés, le partenariat public-privé, le système de blending, l’assurance agricole, et autre. 

Des résolutions qui sont arrivées au bout de trois jours de travaux durant lesquels les participants (notamment les experts de la CEEAC) ont fait le point du secteur agricole dans cette partie du globe terrestre. Lesdits engagements devraient permettre à faire du secteur un « réel moteur de croissance économique » dans les pays concernés.

S’agissant de la mise en œuvre des mesures prises, les ministres ont appelé les partenaires techniques et financiers à soutenir pleinement la « Déclaration de Libreville » pour une amélioration optimale du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique, de l’économie agro-alimentaire de l’Afrique centrale et pour que ce secteur devienne réellement le levier de croissance régionale.