De sources proches de la présidence de la République, Ali Bongo Ondimba est attendu dans la Remboué cette semaine dans le cadre du lancement de la deuxième phase du projet Graine. 

En prélude à cette visite, le ministre de l’Agriculture, de l’élevage, chargé de la mise en œuvre du programme Graine et les responsables de la Société de transformation agricole et de développement rural (SOTRADER), ont pris langue il y a quelques jours avec les populations de cette localité pour expliquer les contours de cette descente de terrain du président de la République.

Si la présence d’Ali Bongo Ondimba en tant que président gabonais dans le département du Komo est une grande première dans l’histoire du pays, elle ne manque toutefois pas de susciter d’énormes attentes auprès du millier de personnes qui vivent dans cette localité située à environ 200 kilomètres de Libreville. 

Dans les principaux villages concernés par cette visite que sont Direki, Bangando, Lassa, la Remboué-chantier et Double-pont, les préoccupations restent les mêmes : la route, l’eau potable, l’électricité, l’école et la santé, pour ne citer que celles-là, constituent les principaux chapitres de leur cahier de doléances.

Revenant dans le cadre du programme Graine, le choix de la Remboué pour le lancement de cette seconde phase est loin d’être un hasard, indiquent les mêmes sources. Classée zone pilote du projet de renforcement des capacités entrepreneuriales des coopératives agricoles semble, cela se justifie par la forte activité agropastorale et piscicole qui s’y déroule, le tout adossé sur un important atout qu’est la fertilité de la terre.

La Remboué, de par ce dynamisme, bénéficie régulièrement de l’appui de la FAO. L’institution onusienne en charge de l’agriculture a déjà permis de structurer plusieurs organisations de producteurs en véritables coopératives et, en une union de coopératives. Elle a également initié des formations en faveur de ces organisations pour le renforcement de leurs capacités techniques, organisationnelles, institutionnelles et de gestion.

Au quotidien, les agriculteurs de la Remboué accomplissent avec abnégation un travail énorme pour s’autonomiser. Parce que convaincus que ce choix constitue la passerelle idéale pour sortir de la spirale de la pauvreté.

Résultats : les produits issus de leur localité destinés à alimenter la capitale Libreville, avoisinent des tonnes par jour. C’est d’ailleurs à cause de ce dynamisme et cette volonté des populations – malgré les conditions difficiles d’accès – qui font de la Remboué, un important grenier agropastoral sur l’échiquier agricole national.