En définitive, la norme européenne définissant le cacao durable ne verra finalement pas le jour avant 2019.

 "Elle aurait dû être publiée là en fin d'année", a souligné à l'AFP Florence Pradier, secrétaire générale du Syndicat du chocolat, durant le Salon du Chocolat à Paris qui a fermé ses portes le 04 novembre 2018. Mais l'élaboration de cette norme sur laquelle travaillent, depuis six ans, pays producteurs, organismes certificateurs et industriels, connaît un dernier écueil.

Alors que l'ensemble du cahier des charges fixant les contours du cacao durable ont été validés, "sur la dernière partie, qui concerne les modalités de contrôle de la norme, il y a encore un désaccord aujourd'hui", selon la responsable du Syndicat. En cause, entre autres, "les coûts liés aux mécanismes de contrôle". Des discussions seraient en cours afin d'assouplir le protocole de contrôle tout en préservant sa crédibilité.

Cette norme et, plus largement, le besoin de régulation de la filière est considérée comme un élément majeur par ses protagonistes compte tenu de l'explosion de la demande de chocolat dans le monde et, par conséquent, de la hausse des surfaces plantées en cacao. Elles seraient passées d'environ 4 millions d'hectares (Mha) au début des années 1970, à plus de 10 Mha en 2013, selon la FAO. Les promoteurs de la norme européenne espèrent à terme étendre son application au niveau mondial, selon le syndicat du chocolat.