Elle consiste en la mise en place d’un programme alimentaire qui tiendra compte de trois produits à  savoir : le riz, la volaille et le porc, en plus du programme GRAINE.

Cette nouvelle orientation procède naturellement de la volonté des autorités de réduire la dépendance extérieure en matière alimentaire. Car, en 2017, les importations alimentaires du pays se sont situées à 364 milliards de FCFA. Dans ce lot, le riz, la volaille et le porc ont représenté le tiers de ces importations. Raison pour laquelle, ce nouveau programme alimentaire sera axé sur la production animale (approche villageoise et de champions), la production de plantes fourragères et de riz (également plante fourragère notons-le), pour que la sécurité alimentaire recherché par le gouvernement gabonais soit atteinte.

Mais pour cela, il faut que tous les acteurs de l’écosystème alimentaire gabonais y mettent du leur. « Le programme GRAINE a vocation à structurer les chaînes de valeur traditionnelles (habitudes alimentaires et savoir-faire traditionnels) manioc et banane notamment, en même temps qu'il est ouvert à d'autres spéculations. Il faut rassembler les acteurs clé de notre écosystème autour de GRAINE en n'oubliant pas les acteurs de la recherche scientifique », a déclaré Biendi Maganga Moussavou, ministre de l’Agriculture.