Le thème desdits travaux tourne autour de la revue globale des objectifs de Malabo, qui visent à faire de l'agriculture comme facteur de réduction de la pauvreté.

Portant sur le thème « Accélérer la mise en œuvre des plans nationaux d’investissement agricole pour atteindre les objectifs et les cibles de Malabo », les travaux de cette 14e plate-forme des Partenaires du programme détaillé pour le développement et l’agriculture en Afrique (PDDAA), ont été ouverts par le PM, Emmanuel Issoze Ngondet, le 25 avril 2018.

Face aux participants issus d’une trentaine de pays du continent, de l’UA et des partenaires financiers internationaux, le commissaire à l’économie rurale et à l’agriculture de l’Union africaine, a réitéré tout l’intérêt que son institution accorde à la question alimentaire sur le continent.

En effet, le PDDAA, adopté à Maputo au Mozambique en 2003, « préconisait la mobilisation de 10% des budgets nationaux au profit du secteur agricole. » Cette initiative visait un objectif de croissance de 6% et l’éradication des crises alimentaires qui sévissent en Afrique. En 2014, à Malabo en Guinée- Equatoriale, les chefs d’Etat et de gouvernement du continent ont dressé un premier bilan du processus. A cette occasion ils avaient réaffirmé leurs engagements dans les principes du PDDAA.

Pour le Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet « la déclaration de la capitale équato- guinéenne a été un moment majeur et inédit dans l’ambition de relever le défi de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. » Le Gabon pour sa part, a été partie prenante de cette « grande entreprise africaine.»

Mieux, le secteur agricole a dit le chef du gouvernement, « figure en bonne place » dans les filières de compétitivité identifiées comme prioritaires dans le Plan de relance économique (PRE). En outre, Emmanuel Issoze Ngondet voit dans la création récente d’une zone de libre- échange continentale (ZLEC), ‘’une réponse à la libéralisation des échanges commerciaux’’ entre pays du continent.

Selon lui, le Gabon sur les orientations entend participer pleinement à ce processus. A cet effet, le gouvernement « contribuera à y approvisionner » ce vaste et futur marché continental a-t-il conclu.