Cette ambition est portée par les excellents résultats enregistrés dans ce secteur, ces deux dernières années par le pays.

Satisfait des résultats de sa production de manganèse en 2016 et 2017, le Gabon voit désormais plus loin. Pour le compte de l’année 2018, le pays espère une production de 250 000 tonnes. Et du coup se conforte dans ses ambitions  de surclasser l’Afrique du Sud pour devenir le premier producteur mondial à l’horizon 2019.

Pour Christian Magnagna, ministre des Mines, «la production de manganèse gabonais est sur une pente ascendante. En 2016, elle était d’environ 3,5 millions de tonnes. En 2017, les volumes produits se sont situés autour de 5 millions. Avec l’entrée en production du manganèse d’Okondja, qui devrait apporte environ, 250 000 tonnes en 2018, à l’horizon 2019, le Gabon pourrait déclasser l’Afrique du Sud et ravir la première place.», a-t-il indiqué.

Et d’ajouter : «Il faut noter que l’augmentation de la production du manganèse gabonais est un avantage pour l’Etat. En effet, depuis 2011, la procédure de formalisation des obligations des entreprises en territoire gabonais dans le domaine des mines et des hydrocarbures a pour but, dans les villes minières, d’accroitre le niveau d’investissements collectifs et permettre aux entreprises de participer à l’amélioration des conditions de vie des populations». 

Pour rappel, la production du manganèse au Gabon a connu un boom ces deux dernières années. Pour l’année 2017, elle s’est située à 5 millions de tonnes. Cette performance est portée par trois acteurs, la Compagnie minière de l’Ogooué (COMILOG), une filiale du groupe français Eramet, qui revendique à elle seule, une production de 4 millions de tonnes. Une première depuis sa création en 1962. Ces chiffres représentent, une augmentation de 4,5% par rapport à sa production de 2016.

A ces 4 millions de tonnes s’ajoute, le million de tonnes réalisé par la Compagnie industrielle et commerciale des mines de Huazhou (CICMHZ) et la Nouvelle Gabon mining. Deux opérateurs actifs du secteur minier gabonais.

Une performance qui fait naitre de grands espoirs chez les autorités gabonaises qui ambitionnent de faire du Gabon, le premier producteur mondial de manganèse à l’horizon 2019.