Une mission d’experts séjourne à Libreville du 11 au 15 septembre, aux fins d’aider le pays à adhérer au Processus de Kimberley. 

La mission consiste à auditer et évaluer l’application des différentes procédures et protocoles de gestion et de suivi de l’activité de la filière diamant au Gabon.

Pour le gouvernement gabonais, la mise en place de la certification du Processus de Kimberley permettra d’encourager trois aspects principaux. D’abord le contrôle et l’augmentation de la production de diamants par les artisans locaux.

Ensuite, la venue de grands groupes internationaux miniers et de négoce, ainsi que le développement des investissements dans la filière. Et, enfin, la captation et l’optimisation des revenus financiers provenant de l’exploitation des diamants du Gabon.

Le Processus de Kimberley est un régime international de certification des diamants bruts réunissant gouvernements, industriels et société civile.

L’exploitation du diamant au Gabon est limitée à plusieurs centaines d’artisans opérant sans réel contrôle de l’Etat. Principalement dans les régions de Mitzic, Makongonio, Nzenzelé, Waka et Makokou.

Un réseau d’achat de leur production opère dans l’illégalité et les diamants produits sont exportés vers les pays limitrophes qui leur donnent des certificats de Kimberley, après avoir été déclarés comme production locale. Ou encore, exportés vers le Moyen-Orient.

« Les conclusions positives de cette mission assureraient l’adhésion et l’admission du Gabon comme pays participant au Processus de Kimberley à la fin de l’année 2017 », espère le ministre des Mines, Christian Magnagna.

Une issue tout aussi espérée par le chef de la mission, Maurice Miema, qui souhaite que le Gabon devienne le 82e adhérent au Processus de Kimberley.

« Maintenant que le Gabon veut entrer dans ce processus, c’est avec bonheur qu’il pourra commercialiser son diamant et tirer tous les bénéfices pour améliorer son économie à travers la filière du diamant », a-t-il indiqué.