Lors de la concession de CIM Gabon au groupe marocain Cimaf, celui-ci, avait annoncé la construction d’une usine de clinker. Plus d’un an après, le projet est toujours au point zéro.

Pour augmenter sa capacité de production, le groupe marocain, cimaf, repreneur de Cim Gabon, avait, en juillet 2017, annoncé la construction d’une usine de clinker, matière indispensable à a production de ciment. Seulement, plus d’un an après, le projet est toujours au point zéro. D’où, la rencontre initiée, le 13 septembre dernier, au cabinet du ministre gabonais des Mines, Christian Magnagna et directeur général du groupe cimaf de la zone 5, Salim, Kaddourri et au directeur adjoint de la cimaf Gabon, Alain Ayenoue, les responsables de cimaf. Rencontre au cours de laquelle, ceux-ci ont rassuré les autorités gabonaises du respect de leurs engagements et donc, de la matérialisation de ce projet.

En effet, le responsable de Cimaf, a annoncé l’établissement en cours de la convention de partenariat  avec le ministère en charge de l’Economie, relative au financement de la mise en place de l’usine locale de Clinker. Un projet dont la matérialisation créera des investissements et suscitera de l’emploi, notamment chez les jeunes.

Cependant, cette réunion a aussi été l’occasion pour Christian Magnagna d’exprimer son mécontentement face au retard accusé dans la réalisation de ce projet et donc, au non-respect des engagements sociaux et  techniques pris par la société Cimaf Gabon lors de sa reprise de la concession de la société Cim Gabon en 2017. Notamment,  celui de répondre à la demande nationale en matière de ciment d’autant plus qu’il y a quelques mois, le Gabon a pris la décision de suspendre pour deux ans, les importations de ciment.

Un objectif toujours pas atteint d’autant plus que depuis quelques mois, le pays connait une pénurie de ciment qui a causé, une flambée de prix. Ce qui a emmené Christian Magnagna à l’exiger au groupe marocain, de fournir dans les plus brefs délais, un état administratif, technique et financier détaillé de la concession liant leur société à l’Etat gabonais afin de permettre au gouvernement en toute légalité d’accompagner au mieux ladite société pour la réalisation de ce projet.