Plus de 70 participants, dont des négociateurs nationaux principaux africains et des experts mondiaux en matière de contrats sur les ressources naturelles, d’investissement, de fiscalité et d’instruments financiers, viennent de se retrouver à Libreville pour le 4ème atelier sur les négociations économiques internationales.

Organisé par la Division du renforcement des capacités (CDD) de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), cet atelier qui a duré cinq jours (du 23 au 27 avril 2018) portait sur le thème « Renforcer les capacités de négociation de l’Afrique pour de meilleures conditions de participation avec le monde ».

Cet atelier avait pour objectif de renforcer la capacité de négociation des pays africains. Pour le Secrétaire général du ministère du commerce et de l’industrie du Gabon, Barthelemy Ngoulakia, cette initiative de la CEA est très pertinente. Ce du fait que « la mondialisation présente de nombreux défis pour les pays en développement et les pays africains en particulier, qui négocient généralement des accords commerciaux avec des partenaires mieux équipés», a-t-il souligné à l’ouverture des travaux.

Dans ce cadre, il a indiqué que le gouvernement gabonnais est conscient des effets négatifs dues à de mauvaises négociations économiques et qu’il est donc actuellement « engagé dans des réformes visant à améliorer les cadres institutionnels et juridiques pour négocier des accords économiques ».

Pour Karima Bounemra Ben Soltane, la directrice de l’Institut africain de développement économique et de planification (IDEP), «en plus d’améliorer les capacités de négociation de l’Afrique avec le monde extérieur, un tel renforcement des capacités stimulera les relations intra-africaines et renforcera l’intégration régionale, notamment suite à la récente signature historique de l’Accord de libre-échange continental africain, à Kigali».