L’entreprise mise sur l’entrée des Chinois dans son capital afin de réaliser la deuxième partie de son programme d’exploitation.

« Ce n’est un secret pour personne. Les chinois sont entrés dans le capital de NGM aux côtés des indiens. Ils vont réaliser la deuxième partie du programme ; une plus grande usine d’une capacité de production de 1,4 millions de tonnes de concentrés », a affirmé M. Régis Paterne Akeyi lors d’une présentation de son entreprise samedi dernier à l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM).

La première unité de production qui n’est qu’une usine pilote a donné une production  de 300 000 tonnes en 2017. Cette mutation pourrait nécessiter la création d’environ 500 emplois directs et autant d’emplois indirects. « Il faut aussi noter qu’il y a le projet d’Okondja (environ 180 Km au Nord de Franceville, ndlr) qui est en train de prendre forme et dont le produit sera directement évacué via Lastoursville », a-t-il souligné.

Deux entreprises ont précédé Nouvelle Gabon Mining sur les gisements de Franceville, à savoir le brésilien CVRD, de 2003 à 2006 et BHP Billiton jusqu’en 2013. Pour l’heure, NGM exploite le plateau de Biniomi et plus tard celui de Bordeaux. Les deux regorgent quelques 33 millions de tonnes de minerai, à savoir le Lump et la Fine qui sont exploités à parts égales. Sa concession, dénommée « Manganèse de Franceville » a une durée de 25 ans renouvelables, comprend 14 plateaux et s’étend sur une superficie de 835 km2.

L’entreprise vise haut. Sur son site internet, elle dit vouloir mettre en place une fonderie de manganèse (usine de ferromanganèse) dès la fin de la construction de sa deuxième qui boostera la production. Si tous ces projets voient le jour dans un avenir proche, on pourra parler d’un boom de l’emploi au niveau des provinces du Haut-Ogooué et de l’Ogooué lolo (sud-est), car l’exploitation du manganèse d’Okondja va nécessiter une évacuation par Lastoursville.