Les consommateurs de l’essence et du gas-oil sont désormais obligés de conjuguer avec la fluctuation des cours mondiaux du pétrole brut et la fin des subventions par l’Etat de ces deux produits.

Depuis le 2 décembre 2017, le prix de l’essence a une nouvelle fois été revu à la hausse. Il a, pour la première fois, dépassé le seuil de 600 FCFA le litre, pour s’établir à 605 FCFA à la pompe.

Selon une source proche du ministère du Pétrole et des hydrocarbures, cette situation est en partie due à la décision gouvernementale indiquant la fin des subventions de l’essence et du gas-oil depuis 2015, sur injonction du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.

Et depuis février 2016, la mise en œuvre de cette décision est effective. Désormais, les prix de ces produits pétroliers à la pompe, sont indexés sur les cours mondiaux du pétrole brut et soumis à une libéralisation automatique.

Pour rappel, pour stabiliser les prix de ces produits à la pompe, le gouvernement était contraint de débourser une enveloppe budgétaire avoisinant les 200 milliards FCFA chaque année. Par ailleurs, seules les subventions relatives au pétrole lampant et au gaz butane avaient été maintenues, compte tenu de leur impact social.

De l’avis d’un expert du ministère du Pétrole et des hydrocarbures, les consommateurs ne sont visiblement pas au bout de leurs peines. Car, explique-t-il à la presse locale, « Si les cours du baril de pétrole flambent à nouveau sur le marché international, les consommateurs gabonais pourraient acheter le litre d’essence à 1 200 FCFA ».

Et de conclure : « c’est une logique induite par l’indexation des prix à la pompe au cours du baril de pétrole. C’est ce que vivent les pays occidentaux depuis des années ».