Ils ont décidé d’un arrêt de travail de cinq jours pour contester leur licenciement pour motif économique comme cela est prévu pour l’année prochaine. 

Au sortir de la concertation entre la direction générale  d’ESS Gabon et la délégation de l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP) sous l’égide  des inspecteurs du travail, les deux parties opposées n’ont pas  pu s’accorder. Considérant le non satisfaction de l’ensemble des préalables contenus dans le cahier de charges datant du 21 juin dernier et reconduit dans le préavis de grève déposé le 14 novembre, les plaignants passent à l’offensif. 

A cet effet, le bureau national de l’ONEP a confirmé le début d’une grève de cinq jours sur l’ensemble des installations où opère l’entreprise Ess Gabon à savoir Gamba, Rabi, Koula, conformément aux dispositions des articles 268, 341 et 345 du Code du Travail en République Gabonaise. 

Pour rappel, l’entreprise  du secteur pétrolier compte quitter le Gabon en juin 2018 au motif du départ de son partenaire Shell et prévoit le licenciement des 392 personnes qu’elle emploie. Les employés réclament qu’ESS Gabon leur paie des indemnités de bonne séparation. 

L’ONEP souhaite que les négociations soient axées sur la quote-part des travailleurs dans le bonus de séparation entre Shell Gabon et le groupe Compass. La conclusion d’un règlement à l’amiable devrait être envisagée entre ESS Gabon et ses ex-employés licenciés pour motif économique en décembre 2015, sans l’autorisation de l’inspecteur du travail, et dont le litige est toujours en cours.