Cela laisse percevoir un léger fléchissement de l’activité pétrolière.

La production nationale de pétrole s’est repliée de 7,2% à fin juin 2017, pour se situer à 5,36 millions de tonnes (39,1 millions de barils). Cette baisse s’explique, entre autres, par le déclin naturel des champs, conjugué aux difficultés techniques rencontrées par certains opérateurs, la grève du personnel et les exigences de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) qui a demandé au Gabon de baisser de 9 000 barils/jour pour contribuer à réduire l’offre mondiale de pétrole.

Parallèlement, les exportations ont régressé de 11,5%, s’établissant à 4,8 millions de tonnes. Cependant, suite à la fermeté des cours observée en début d’année, le prix moyen du Brent a progressé de 30,4%, contre une augmentation de 37,5% du prix moyen des bruts gabonais.

Dans le même temps, le taux de change moyen du FCFA par rapport au dollar s’est apprécié de 3,1% à 606,28 FCFA.

Quant au secteur du raffinage, l’on a enregistré une amélioration des résultats en début d’année. Ainsi, le volume consolidé du brut traité a augmenté de 7% à 523 331 tonnes métriques au premier semestre 2017, en raison des performances réalisées par l’outil de production.

Cependant, sur le plan commercial local, en dehors du butane et du résidu atmosphérique qui ont connu des hausses respectives de 4,5% et 10,8%, les autres produits ont enregistré une baisse considérable des volumes vendus. Il s’agit notamment du turbine-fuel1, du super, du pétrole lampant et du gasoil, en liaison avec la contraction des consommations sur le marché local.

Le relèvement des prix à la pompe et la hausse des volumes exportés ont permis une hausse de 32,3% du chiffre d’affaires qui s’est situé à 153,7 milliards FCFA.