La filiale gabonaise de la « major française » Total annonce une nette amélioration de ses résultats sur les neuf premiers mois de 2017 comparativement à la même période l’année dernière. 

L’entreprise revendique un chiffre d'affaires de près de 385 milliards FCFA (681 M$), soit une hausse de 25% par rapport aux neuf premiers mois de 2016. Une augmentation due principalement à la hausse du prix de vente des qualités de brut commercialisées (+11,7 $/b soit +155 M$), partiellement compensée par la baisse des volumes vendus sur la période, liée au programme d'enlèvements (-180 kb soit -8 M$), et celle des prestations fournies aux tiers (-12 M$).

Au troisième trimestre de 2017, le chiffre d'affaires de Total Gabon s'élève ainsi à près de 141 milliards FCFA (255 millions de dollars), en hausse de 13% par rapport au second trimestre 2017. Une évolution qui découle de la hausse du prix de vente moyen (+4,8 $/b soit +23 M$) et à celle des volumes vendus sur la période, liée au programme d'enlèvements (+140 kb soit +7 M$).

Durant la même période, le prix de vente moyen des deux qualités de pétrole brut commercialisées par Total Gabon (Mandji et Rabi Light) s'est élevé à 50,3 $/b, en hausse de 11% par rapport au second trimestre 2017. Il reflète l'augmentation du cours du Brent, et la forte demande asiatique pour les bruts ouest-africains.

La part de production de pétrole brut (opérée et non opérée) liée aux participations de Total Gabon est en hausse de 5% par rapport au 2e trimestre 2017. Cela, en raison principalement de l'acquisition auprès de MPDC Gabon Co. Ltd d'une participation additionnelle de 50% dans le permis de Baudroie-Mérou le 30 juin 2017 portant la participation de la société à 100%.

Le résultat net trimestriel s'établit à près de 5 milliards de FCFA (9 M$), en hausse de +4,5 milliards de FCFA (+8 M$), par rapport au second trimestre 2017. Soutenu principalement par la hausse des prix et de la production ainsi que l'absence de charges d'exploitation non récurrentes suite à un plan d'adaptation de la Société lié à son recentrage sur ses principaux actifs offshore.

Sur 9 mois, le résultat net s'établit à 11,5 milliards de FCFA (21 M$), en forte amélioration par rapport aux 9 premiers mois de 2016 (-1 M$), principalement grâce à la hausse des prix du pétrole et au programme de réduction des coûts mis en œuvre par Total Gabon.

Quelle capacité d'autofinancement?

La capacité d'autofinancement globale est en baisse de 13 millions 200 millions  de FCFA (24 M$), la hausse du chiffre d'affaires étant minorée par l'impact net des enlèvements de Rabi Light.

Ils ont été vendus au prix moyen du trimestre (50,6 $/b) alors que les sur-enlèvements ont été valorisés au prix plus élevé de fin septembre (55,5 $/b). A neuf mois, la capacité d'autofinancement globale est d’environ 162 milliards de FCFA (293 M$), triplée par rapport aux 9 premiers mois de 2016, grâce à la hausse du chiffre d'affaires et à la baisse des charges d'exploitation.

Quant aux investissements pétroliers trimestriels, ils s'élèvent à près de 18 milliards de FCFA (32 M$). Tandis que les investissements pétroliers s'élèvent à près de 68 milliards de FCFA (123 M$), sur 9 mois, en hausse de 14% par rapport aux neuf premiers mois de 2016.

Recentrage sur les principaux actifs offshore

Le 31 octobre 2017, Total Gabon a finalisé le recentrage sur ses actifs stratégiques offshore avec la cession à Perenco de participations dans cinq champs matures et dans le réseau de pipelines Rabi-Coucal-Cap Lopez, tel qu'annoncé le 27 février 2017.

La production cédée au périmètre de la transaction représente environ 5.000 b/j, soit 10% de la part de production de pétrole brut (opérée et non opérée) liée aux participations de Total Gabon en 2016. La transaction s'est établie à 98 milliards de FCFA (177 M$), avant ajustements.