La GOC mettra également une partie de ses effectifs à la disposition du nouvel acquéreur de ce permis d’exploitation qui n’intéressait plus l’entreprise gabonaise du fait de la complexité de son exploitation.

Gabon oil company, l’entreprise qui gère les participations de l’Etat dans le secteur pétrolier, a décidé de céder son permis sur Remboué. Le repreneur est le Canadien Touchstone oil & gas, société privée spécialisée dans les activités amont de l’exploitation pétrolière. Les négociations pour cette cession des intérêts ont démarré en mai 2016, et un accord préalable a été signé en mars dernier.

La transaction vaut 23 millions de dollars, soient environ 13,8 milliards FCFA, indique le quotidien pro-gouvernemental L’Union. Le même accord prévoit, entre autres, que la GOC mette une partie de ses effectifs à la disposition de Touchstone oil & gas pour poursuivre les activités. Et l’on apprend que la prochaine étape, qui est d’ailleurs la dernière, va consister à mettre ledit contrat à la direction générale des hydrocarbures pour approbation.

D’après Arnaud Engandji, administrateur directeur général de la GOC, cité par des médias locaux, cette cession est due à la complexité de l’exploitation du permis de la Remboué et au contexte morose du marché international du pétrole. « Face à cette situation, il valait mieux procéder à l’arrêt des activités sur ce site, au vu des résultats peu concluants des tests de production », justifie-t-il.

Au moment où la GOC se positionnait sur Remboué, les cours mondiaux du pétrole étaient de 120 dollars le baril. Or, avec la chute du prix du baril à moins de 50 dollars, le projet n’est plus économiquement viable et les investissements consentis pour l’exploitation n’envisagent pas une bonne rentabilité, et ce malgré des réserves estimées à 7 millions de barils.

L’alternative a donc été trouvée et cet accord avec les Canadiens constitue une bouffée d’oxygène pour l’entreprise gabonaise. Créée en 2011, pour gérer les participations de l’Etat dans les sociétés pétrolières, d’explorer, d’exploiter et de distribuer les productions nationales, la GOC a entamé en 2015 sa restructuration. Elle semble aujourd’hui avoir une approche plus prudente dans ses opérations, en privilégiant plus les actifs non opérés et la commercialisation.