L’évolution en fin d'échanges européens jeudi 18 mai, a entraîné un optimisme prudent sur les marchés à l'approche de la réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de ses partenaires.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 52,57 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 36% par rapport à la clôture de mercredi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de juin prenait 37% à 49,44 dollars.

Après avoir nettement rebondi la semaine dernière, les prix de l'or noir évoluent depuis plusieurs séances sans direction forte. "Les prix du pétrole sont coincés dans une fourchette assez étroite depuis plusieurs séances. La force du dollar n'a même pas écorné le marché du pétrole, qui reste focalisé sur la réunion de l'Opep qui se tiendra le 25 mai à Vienne", a commenté David Madden, analyste chez CMC Markets.

Le cartel s'était accordé fin 2016 pour abaisser sa production de brut au premier semestre 2017, un effort auquel s'étaient joints plusieurs grands producteurs mondiaux, dont la Russie. Le but affiché du cartel était un rééquilibrage du marché qui écluserait les réserves mondiales de brut pour les faire redescendre à leur moyenne sur cinq ans. Il n'a pas été atteint.

L'Arabie Saoudite et la Russie, les deux plus grands producteurs mondiaux, ont dit en début de semaine vouloir faire "tout ce qui était possible" pour atteindre cet objectif. "Si l'accord est renouvelé, et que les pays s'y tiennent, le marché mondial devrait être sous-alimenté au deuxième semestre", ont noté les analystes de Commerzbank.

"Ceci dit, le niveau de respect de l'accord (très élevé au premier semestre, ndlr) devrait s'amenuiser, car les pays participants risqueraient de perdre des parts de marché face au pétrole de schiste américain", ont-ils tempéré. Les producteurs américains de pétrole non conventionnel ont profité de la hausse des prix pour relancer leurs coûteuses extractions.