Malgré une perturbation de sa production au Gabon, due à un mouvement de grève du syndicat local (ONEP), Maurel et Prom confirme avoir divisé sa perte nette par deux en 2016, grâce à une baisse des coûts et une production dynamique, selon des résultats définitifs publiés lundi 3 avril 2017.

Le groupe, qui vient de passer sous pavillon indonésien, a perdu 50 millions d'euros sur l'ensemble de l’année 2016,  contre une perte nette de 95 millions d'euros en 2015. L'excédent brut d'exploitation (Ebitda) a progressé de 32% à 141 millions d'euros et le résultat opérationnel est repassé dans le vert à 17 millions d'euros (contre -25 millions d'euros en 2015), sous l'effet de mesures de réduction des coûts. Les investissements ont ainsi fondu de 75% à 44 millions d'euros l'an dernier.

Maurel et Prom, confronté à un marché pétrolier dégradé en raison de la dégringolade des cours de l'or noir, a vu son chiffre d'affaires progresser de 15% à 317 millions d'euros sur la même période, le dynamisme de la production ayant permis de contrebalancer la baisse des prix.

En février dernier, la production du groupe au Gabon n'avait pas « encore retrouvé son niveau optimal », indique Maurel & Prom. La moyenne de production s'est élevée à 21 000 barils par jour au total, et à environ 24 000 bj sur le premier trimestre. Maurel et Prom est détenu à 72,65% par le groupe indonésien Pertamina qui, désireux de développer ses activités d'exploration-production en Afrique notamment, avait acquis près du quart de la compagnie française en août 2016 avant de lancer une offre publique d'achat (OPA) achevée en février.

« Pour Maurel et Prom, cette opération lui permet de s'adosser à une société industrielle d'Etat en croissance soutenue et de bénéficier de ressources nécessaires à son développement, dans un contexte de prix bas des matières premières », expliquent les dirigeants de la compagnie pétrolière.