Au cours d’une réunion tenue avec le ministre du pétrole, Pascal Houangni Ambourouet, le 20 novembre dernier, venu leur annoncer la fin de sa médiation dans la crise qui sévi à total, l’ONEP a brandi, une nouvelle menace de grève.

La crise à total Gabon est loin de connaitre son épilogue. En effet, le 20 novembre dernier, le ministre du Pétrole, Pascal Houangni Ambourouet, a au cours d’une réunion, annoncé, aux responsables de l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP), la fin de sa médiation dans cette crise après la décision ‘’ferme’’ de total de ne réintégrer que 4 des six agents visés par une procédure de licenciement.

Une décision de total Gabon, qui satisfait, de façon partielle, le membre du gouvernement, qui a demandé à l’entreprise, d’accompagner, socialement, les deux autres employés, qu’elle refuse d’intégrer. Contestant cette décision, les responsables de l’ONEP, ont annoncé le dépôt, dans quelques jours, d’un préavis de grève.

Car, pour eux, à travers cette lutte pour ces six membres, c’est 5000 employés du secteur pétrolier, qui « aujourd’hui, se sentent menacés par la défiance de total Gabon, le mépris de cet employeur d’une décision de justice interdisant ces licenciements », a déclaré, le secrétaire général de cette organisation.

« La partie salariale remercie le ministre du Pétrole et des hydrocarbures pour ses efforts et sa volonté manifestés en vue d’un dénouement de cette crise. L’ONEP, ne se bat pas pour la réduction du nombre mais la garantie du principe légal, inaliénable et protégeant, tout salarié, en situation de grève(…)  l’ONEP  a indiqué, n’avoir pas d’autre choix que de déposer un préavis de grève général, dans le secteur pétrolier et activités connexes, conformément aux dispositions de la mobilisation générale », peut-on lire sur le communiqué.